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Les circuits courts alimentaires
Les jardins partagés


lundi 7 avril 2008

Les poissons d'avril : des requins

Quand le dernier arbre sera abattu,
La dernière rivière empoisonnée,
Le dernier poisson pêché,

Alors vous découvrirez

Que l'argent ne se mange pas.


Proverbe indien.



"Les seigneurs de la mer", version française de Sharkwater, est un plaidoyer fort pour la protection des requins. Le film est soutenu par Sharkalliance (1).

Il nous livre un film accablant qui, pour la première fois, essaie de toucher le grand public par le biais du cinéma.

Sortie le 9 Avril 2008 sur les écrans

"100 millions de requins sont tués chaque année. Dans 5 ou 10 ans, de nombreuses espèces de requins auront disparu", s'alarme le réalisateur du film, Rob Stewart, Rob Stewart, biologiste et photographe sous-marin. Un comble pour un animal apparu il y a plus de 400 millions d'années, bien avant les dinosaures, et qui a survécu aux cinq crises majeures d'extinction des espèces.

"Au début, je voulais juste faire un joli documentaire sous-marin", ajoute-t-il. Par la suite, il rejoint les membres de la Sea Shepherd Conservation Society, fondée par Paul Watson, un ex de Greenpeace, et embarque avec eux sur l'Ocean Warrior pour une campagne contre la pêche illégale de requins au large du Costa Rica et de l'Equateur. Le documentaire se transforme alors en un film d'action, avec une rocambolesque course-poursuite entre pêcheurs et écologistes en plein océan Pacifique.

Les cadrages serrés s'attardent sur les requins qu'on hisse à bord, les pêcheurs qui leur tranchent les nageoires et les rejettent à l'eau, encore vivants, pour quelques heures ou quelques jours d'agonie. Incapables de nager, se vidant de leur sang, les animaux meurent de mort lente en s'asphyxiant. "L'aileron rapporte beaucoup d'argent - 4 à 500 dollars le kilo - mais la chair du requin, en comparaison, ne vaut pas grand-chose", explique Rob Stewart. L'aileron de requin est une délicatesse populaire en Asie -- particulièrement la Chine, où elle est typiquement servie en potage à l'occasion de mariages.

Les requins ne sont pas protégés par la réglementation internationale, s'indigne-t-il. Les éléphants et les crocodiles qui tuent chaque année plus de personnes dans le monde que les requins, sont protégés, souligne Rob Stewart. En 2007, les attaques de requins ont provoqué la mort d'une seule personne dans le monde, le plus faible niveau en 20 ans, selon l'Université de Floride. "J'ai passé des milliers d'heures sous l'eau avec des requins et je n'ai jamais été attaqué", s'insurge Rob Stewart, dénonçant l'image que des films comme Les Dents de la Mer ont donné de cet animal.

Difficile, selon lui, d'imaginer la planète sans les requins qui ont un rôle crucial dans l'équilibre des écosystèmes marins.

D'après l'AFP.

(1) http://www.sharkalliance.org/

samedi 5 avril 2008

Non à l'écocide. Manifeste pour les grands singes.

Protégeons les grands singes.
Nous sommes des grands singes.
Dis moi comment tu traites les singes; je te dirai comment tu traites les hommes.




Voici le texte intégral du Manifeste pour les grands singes et la nature, défendu par la primatologue Emmanuelle Grundman. Par ailleurs, la chercheuse est également auteure d'un très beau livre "L'Homme est un singe comme les autres", paru en mars 2008, chez Hachette publications, où portraits d'humains et de primates se font face dans une étonnante ressemblance.
L'anthropomorphisme n'est pas un fait nouveau, mais c'est toujours impressionnant de voir couchée sur le papier la part de singe qui est en nous.

Les forêts tropicales disparaissent à un rythme effréné et avec elles les dernières populations de grands singes. Tous les spécialistes sont unanimes: si nous n’entreprenons rien, gorilles, chimpanzés et bonobos auront disparu d’ici le milieu du 21e siècle. Pour les orangs-outans, la situation est encore plus dramatique; dans vingt ans ceux-ci pourraient bien ne plus vivre que dans des zoos.

Il est aujourd’hui urgent de se mobiliser pour stopper cet Ecocide! Sauver les grands singes, c’est sauver les forêts tropicales, un écosystème essentiel pour la planète. La disparition à grande échelle de ces forêts, résultant d’une exploitation effrénée et sans aucune limite met en péril non seulement la survie de cet écosystème et de sa biodiversité associée, mais aussi celle des peuples indigènes en dépendant et pose de graves problèmes environnementaux. La déforestation est aujourd’hui une cause majeure d’émissions de gaz à effet de serre et donc du réchauffement climatique. La disparition de la forêt tropicale sera immanquablement le prélude à celle d’Homo sapiens sapiens, l’Homme moderne. Le temps est venu de réagir et d’agir … avant qu’il ne soit trop tard!

Nous, citoyens de la Terre, demandons à nos gouvernements et aux instances internationales d’accepter comme devoir suprême de sauvegarder et protéger les primates et de tout mettre en œuvre pour

1. Exiger une gestion durable et respectueuse de l’environnement des forêts tropicales, habitats des grands singes
2. Interdire toute importation de bois tropicaux non reconnus comme provenant d’un commerce respectueux de l’environnement répondant aux critères établi par la certification FSC.
3. Contribuer à la mise en place d’exploitation de ressources minières (or, pétrole, diamant, coltan, fer…) respectueuses de l’environnement et des populations locales
4. Faire cesser le braconnage de grands singes ainsi que le trafic de ‘viande de brousse’ associé et celui de jeunes individus vendus comme ‘animaux de compagnie’
5. Réaliser des contrôles sévères afin de respecter les points 2, 3 et 4 de ce manifeste auprès des entreprises travaillant en zone tropicale, notamment celles dont le siège social est établi dans nos pays occidentaux respectifs
6. Engager des moyens financiers importants pour la mise en application des clauses 1. à 5., en développant notamment des projets de gestion durable avec les populations locales.

http://environnement.blogs.liberation.fr:80/noualhat/2008/04/manisfeste-pour.html

http://terresacree.org/grandssinges3.htm


vendredi 4 avril 2008

Vers l'avion sans kérosène?




Attention, ça décoiffe...

L’Agence Spatiale Européenne étudie l’idée d’un avion hypersonique baptisé A2, propulsé par un moteur à hydrogène, et qui pourrait voler à la vitesse de Mach 5! L’A2 serait capable de rallier Bruxelles à Sydney en 4,6 heures (16.700 km quand même). Et il serait même question d’un moteur capable de propulser catapulter l’avion à Mach 8, soit 9792km/h!! (à comparer avec les 953 km/h de l’Airbus A380 et les 2 405 km/h du défunt Concorde). L’avion serait 2 fois plus grand qu’un A380 et pourrait embarquer 300 passagers, et les ingénieurs s’emploient à le rendre suffisamment rentable pour pouvoir vendre des billets au tarif des classes affaires actuelles.

Un avion hypersonique qui n’engloutit pas des tonnes de kérosène, en voilà une chouette nouvelle, mais
il ne volera pas avant 25 ans.
Source :
www.miwim.fr/blog/a2-un-avion-hypersonique-a-hydrogene-1036 - 35k -

Et pourtant...

Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé jeudi, 2 avril, en Espagne, avoir fait voler, début 2008, un avion propulsé par une pile à hydrogène.


"Pour la première fois de l'histoire de l'aviation, Boeing a fait voler un un avion habité propulsé par une pile à hydrogène", a déclaré John Tracy, directeur de recherche de Boeing, lors d'une conférence de presse au centre de recherche du groupe américain à Ocaña (centre de l'Espagne). Il s'agit "d'une réussite technologique historique de Boeing", a ajouté John Tracy, soulignant que cette avancée était "pleine de promesses pour un futur plus vert".

Boeing "n'envisage pas que les piles à combustible puisse fournir l'énergie primaire pour de gros avions de transports de passagers, mais la compagnie va continuer à explorer leur potentiel, tout comme d'autres sources d'énergie durables qui augmentent la performance environnementale", a-t-il ajouté.

L'appareil à hélice expérimental, d'une envergure de 16,3 mètres, a réalisé un vol d'une vingtaine de minutes à une altitude d'environ 1.000 mètres avec un pilote à son bord, selon un communiqué diffusé lors de la conférence de presse.

Le petit appareil de couleur blanche, qui "ne fait pas de bruit" a décollé en se servant à la fois d'une batterie et d'une pile à hydrogène, jusqu'à atteindre l'altitude de 1.000 mètres. Le pilote a ensuite coupé la batterie. "Il a volé tout droit à une vitesse de 100 km/h pendant environ 20 minutes en se servant uniquement de la pile à combustible", selon le communiqué de Boeing.

Dans moins de 20 ans, porté par la crise du pétrole et le réchauffement climatique, l'hydrogène pourrait devenir une source d'énergie presque ordinaire dans notre vie quotidienne, du téléphone portable au chauffage des bâtiments en passant par les transports, selon les experts.

L'hydrogène peut être produit à partir d'une grande variété de sources dont le gaz naturel, le charbon, l'eau ou la biomasse. Il présente notamment l'avantage de ne pas produire de gaz à effet de serre.

Dans deux à trois ans, estiment les spécialistes, les téléphones portables commenceront à être équipés de piles à combustible, l'électricité produite grâce à l'hydrogène permettra de chauffer des bâtiments, et des flottes de voitures commenceront à rouler régulièrement avec cette source d'énergie.

Les recherches sur l'hydrogène comme future source d'énergie sont largement avancées dans des pays comme le Japon, l'Allemagne, la France et les Etats-Unis.

General Motors prédit la production de véhicules compétitifs, performants et non-polluants fonctionnant avec des piles à combustible à l'horizon 2010-2012.

Ces progrès, notent les experts, ne doivent pas faire oublier que les obstacles à un développement industriel sont encore nombreux, aussi bien pour réduire les coûts de production que pour créer des infrastructures de transport, de stockage et de distribution.

Le 3 avril 2008 . Ocana (Espagne) AFP

Source : http://afp.google.com/article/ALeqM5h2qga4KXLqxn4k0V9phjpCUUbMnw

mercredi 2 avril 2008

La politique des faux culs : le calendrier pro-OGM.




... et nous sommes faits de ce que nous mangeons.

Le 19 décembre 2007 : le Gouvernement a déclaré l'urgence sur le projet de loi "relatif aux organismes génétiquement modifiés".

Le 8 février 2008 : le Sénat a commencé l'examen
du projet de loi. Plusieurs amendements le mettent en contradiction avec un engagement central du Grenelle de l'environnement. Le texte fut finalement voté.

Le 1er avril 2008 : la semaine du développement durable a commencé... Ah bon...

Le 2 avril 2008 : examen à l'Assemblée Nationale du texte voté en première lecture et qui, sans modifications profondes par les députés, avalisera, de fait, la coexistence entre cultures conventionnelles et cultures OGM.

Donc ils peuvent l'être.
Donc le "principe de précaution" constitutionnel ne s'applique pas.

La liberté et le droit de produire et consommer sans OGM devient la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM.
Donc cohabiteront les productions agricoles avec et sans OGM.
Donc la contamination -inévitable, quoi qu'on dise- sera légalisée.

Le 3 avril 2008 : le 62e congrès de la FNSEA, où dominent les pro-OGM et où les semenciers sont influents, s'ouvre à Nantes, par un discours de Nicolas Sarkozy, (une première pour un président de la République!).

Le 8 avril 2008 : sera débattue et soumise au vote la motion de censure du PS contre le gouvernement Fillon, la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy, portant sur la politique militaire en Afghnistan. Aussitôt après, sera votée la loi sur les OGM "dans le respect des principes de précaution, de prévention, d’information et de responsabilité inscrits dans la Charte de l’environnement et dans le respect des prescriptions communautaires". Faux culs!

Conservera-t-on l'
amendement du sénateur-rapporteur Jean Bizet (UMP) qui instaure un "délit de fauchage" et prévoit deux ans de prison et 75 000 euros d'amende, en cas de destruction ou de dégradation d'une parcelle de culture de plantes transgéniques? (avec circonstances aggravantes lorsque la destruction porte sur un essai de recherche, la peine pouvant alors être portée à trois ans de prison et 150 000 euros d'amende) ? S'opposer en conscience à un danger, avec l'appui de scientifiques de renom, serait devenu un délit.

Un faucheur volontaire anti-OGM dans un champ de maïs, le 04 août 2007 à Paillet.



Le "pôle écologique du PS" existe. Je l'ai rencontré!

Tout est possible : même qu'un socialiste devienne écologiste...Ce n'est pas la première fois que des socialistes s'essaient à l'écologie. Cette fois, c'est sérieux parce que c'est inévitable en politique, désormais. Ne croyons pas que le PS tout entier s'est converti! Il y a seulement une sensibilité socialiste-et-écologique au sein du PS. Certains des signataires du "texte fondateur du pôle écologiste" sont sincères, d'autres opportunistes, comme souvent. Mais, il ne faut pas l'ignorer. J-P D.

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"Des changements climatiques à l’érosion massive de la biodiversité, nous traversons une crise majeure, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. C’est l’espèce humaine elle-même, qui, à terme, est menacée par sa propre action. Ce sont d’abord les populations les plus fragiles qui sont et seront les premières et les plus lourdement touchées : celles qui ont un accès insuffisant à l’eau ou à une alimentation de qualité, celles qui pourraient rapidement devenir des réfugiés climatiques, celles qui, partout, sont victimes des pollutions locales de l’air et du réchauffement global. Plus le prix du carbone augmente, plus elles paient, plus nous payons tous un prix global toujours plus élevé pour les inconséquences d’un monde qui n’a pas préparé l’avenir.

Parce que :

- nous croyons que la finalité de la gauche est de promouvoir une société de libération et de solidarité, nous voulons que le PS porte le droit pour tous à la satisfaction de ses besoins, dans la justice sociale et environnementale ;

- nous pensons que le capitalisme est destructeur et le marché aveugle lorsque il s’agit de prendre des décisions qui engagent le long terme, nous demandons au PS de porter clairement, haut et fort, l’ambition de nouvelles régulations publiques nationales et globales ;

- nous considérons que le temps est venu d’intégrer totalement le social et l’écologie dans un nouveau modèle de développement, nous estimons indispensable que le PS place cette double exigence sur le même plan, afin l’une ne soit plus sacrifiée à l’autre.

Le Parti socialiste, s’il en manifeste la volonté et s’il y travaille, est le mieux à même de relever le défi du développement solidaire et écologique. Mais les écarts qui subsistent en son sein entre le constat et l’action, le discours et la décision, légitiment les doutes. Le temps de la reconstruction est aussi celui de l’action, pas seulement de l’introspection. Nous n’attendrons pas une rénovation qui tarde à venir, nous la construisons. Ceci suppose la prise en compte sans ambiguïté, ni réserve, de quatre premiers sujets fondamentaux.

Préparer le pays, son économie, sa société à sortir du carbone

La lutte contre le changement climatique va de pair avec la préparation de notre société aux conséquences du renchérissement et de la disparition progressive des énergies carbonées. Une modification rapide de nos comportements, fondée à la fois sur la sobriété énergétique, la maîtrise énergétique et l’encouragement des technologies propres, est nécessaire. Plus précoce sera le changement, moins il sera douloureux.

De ce point de vue, la question de la taxe carbone est essentielle : elle corrige l’aveuglement du marché en internalisant les coûts externes ; elle donne une vraie lisibilité sur le long terme ; elle s’applique, de façon simple, à l’ensemble des opérateurs et, au contraire d’autres instruments économiques ou réglementaires, a des coûts de gestion ou de bureaucratie modestes ; elle adresse un signal sans ambiguïté aux opérateurs ; raisonnablement fixée, elle est d’une grande efficacité.

C’est pourquoi nous souhaitons que le Parti socialiste se prononce en faveur d’une taxe carbone et mette en cohérence ses propositions économiques avec cette exigence. Sur ces bases, il lui revient de définir les mesures économiques et sociales garantissant la compatibilité de cette disposition avec la réduction des inégalités et la poursuite du progrès social.

Faire le choix de la sobriété, de l’efficacité et de la diversification énergétique

La priorité doit être de construire un nouveau modèle énergétique fondé sur les économies d’énergies, la décentralisation des choix et le développement des énergies renouvelables, seuls à même de conjuguer l’écologie, le social et la démocratie. Ceci suppose un investissement massif dans l’isolation de tous les logements, de nouvelles infrastructures de transports propres, le développement des énergies alternatives, un urbanisme et un aménagement du territoire renouvelés.

C’est dans ce contexte que doit s’apprécier la question de l’implantation dans notre pays de réacteurs nucléaires EPR. Quelle que soit l’appréciation qui peut être faite de l’avenir du nucléaire dans le monde, avec des problèmes qui restent entier (prolifération, sécurité des installations, gestion des déchets, utilisation des matières premières,…), ce choix est contradictoire avec la nouvelle politique énergétique que nous proposons. Notre pays constitue déjà une exception avec 85% de la production d’électricité assurée par 58 tranches nucléaires et l’équivalent de 10 centrales nucléaires travaillant pour l’exportation. Il est décisif de consacrer les 3 Mds d’euros que coûterait chaque centrale nucléaire EPR aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables.

Aussi, nous souhaitons que le Parti socialiste confirme et revendique haut et fort la priorité aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables, et donc le choix de ne pas poursuivre aujourd’hui l’implantation en France de la filière de réacteur EPR de troisième génération.

Faire du principe de précaution un levier de créativité et d’innovation

Le principe de précaution vaut bien mieux que les déformations de ses détracteurs qui le considèrent comme un principe de « réaction » ou d’interdiction, un frein au progrès, à la recherche ou à la connaissance. Au contraire, il met en débat l’acceptabilité du risque, fondée sur l’évaluation, son champ d’application, sur la durée et l’étendue des mesures restrictives envisagées et la nécessité d’engager les travaux nécessaires pour améliorer le champ de la connaissance. Il permet de fonder des réponses appropriées au plus grand nombre de questions possibles posées par les transformations technologiques. C’est avant tout un levier pour la recherche, une puissante incitation à l’innovation et au développement des éco technologies.

Aussi, nous proposons que le principe de précaution soit pour les socialistes le levier d’une conception renouvelée du progrès. Une fois ce choix assumé, les socialistes pourront à nouveau, avec audace, regarder l’avenir et participer pleinement aux débats de société sur les voies à emprunter pour assurer la satisfaction des besoins humains dans le souci de la justice et du respect des éco systèmes.

Changer, enfin, de conception de la croissance

Il est vain de porter le double combat de la justice sociale et environnementale si nous n’acceptons pas de sortir de nos œillères traditionnelles en matière d’économie et de croissance. Il s’agit d’adopter l’objectif d’un nouveau mode de développement qui satisfasse les besoins de tous en permettant la régénération des éco systèmes, qui privilégie la valeur d’usage, les circuits courts, le caractère recyclable des produits, le pouvoir d’intervention des travailleurs et des citoyens sur leur mode de vie et de travail. Ceci passe par une réinvention des régulations publiques, de nouveaux développements démocratiques et la lutte contre les nouvelles formes d’inégalités et de violence civiles et sociales. Il faut abandonner le fétichisme actuel d’une croissance mesurée par un PIB qui n’incorpore aucune donnée relative à la destruction des ressources naturelles, à la santé humaine et à la pauvreté. « La vraie question n’est pas ce qu’on met dans nos comptes mais ce qui compte vraiment dans nos vies ». Changer de vision facilitera la découverte d’autres chemins.

Nous voulons que le Parti socialiste renonce au fétichisme des chiffres de la croissance et mette en cohérence son projet, sur le plan des idées, des politiques, des pratiques et des comportements, en intégrant vraiment la portée de ce nouveau mode de développement.

Nous demandons que, dans le cadre de ses prochaines échéances, le Parti Socialiste mette au cœur de ses débats les quatre points ci-dessus, et les tranche clairement. Pour accompagner la mutation que nous souhaitons, nous décidons, aujourd’hui, la création du « pôle écologique » du Parti socialiste.

Dans les semaines et les mois à venir, le pôle écologique agira et prendra des initiatives pour que la convergence du socialisme et de l’écologie devienne l’axe stratégique du PS lors de son prochain Congrès.

Voir : http://poleecologiquedups.typepad.fr/