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samedi 14 mars 2009

Encore les oiseaux : les pinsons vont-ils nous quitter?

Le déclin des oiseaux européens:
un indicateur pour mesurer l’érosion de la biodiversité


Une nouvelle étude menée par l’université de Durham (Royaume-Uni) et financée en partie par l’Agence européenne de l’environnement (AEE) a mis au point un indicateur pour mesurer la sensibilité des oiseaux européens aux variations des températures. Sur 122 espèces d’oiseaux communs étudiées parmi les 526 espèces répertoriées en Europe, 75% subiraient un déclin de leurs effectifs du fait du réchauffement climatique.

On apprend ainsi que les bécasses, divers passereaux, les pinsons, les mésanges boréales ou encore les rossignols pourraient un jour quitter le territoire européen faute d’avoir pu s’accommoder de la transformation de leur environnement.



Les oiseaux étant considérés comme un bon marqueur de la biodiversité l’AEE a décidé d’intégrer ce nouvel indicateur aux indices déjà utilisés pour mesurer l’érosion de la biodiversité sur le continent.


http://www.gondwana-agency.com/Le.dclin.des.oiseaux.europens:.un.indicateur.pour.mesurer.lrosion.de.la.biodiversit-542.html

dimanche 8 mars 2009

Les oiseaux, à leur tour, nous mettent en garde.

Sept centres de recherche européens confirment l'influence négative du réchauffement climatique sur les oiseaux


Le programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP) a souligné, le 5 mars, la baisse générale du nombre des oiseaux migrateurs, signe alarmant de l'état de la biodiversité du monde, selon cet organisme.

Dix scientifiques appartenant à sept universités et centres de recherche européens, dont le Muséum national d’histoire naturelle de Paris (connu sous le nom de Jardin des Plantes) viennent de rendre publique une étude confirmant ce que pressentent et affirment les ornithologistes, dont Philippe Dubois de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, depuis plusieurs années : le réchauffement climatique en cours menace l’existence de nombreux oiseaux nichant en France et dans la plupart des pays européens.

Bien que les températures aient encore peu augmenté récemment, il est surprenant de constater à quel point l’impact est déjà visible sur les populations d’oiseaux nicheurs à travers toute l’Europe ».

Les prévisions des dix spécialistes établissent que si trente espèces vont voir leurs populations augmenter, quatre-vingt-douze autres vont enregistrer un effondrement sinon une disparition de leurs effectifs. Parmi les espèces les plus menacées : la bécassine de marais, le vanneau huppé, le traquet motteux, le casse-noix moucheté, le pinson et le rouge-gorge.

La cause est donc hélas entendu : les modifications climatiques perturbent sérieusement les habitudes migratoires de millions d’oiseaux, mais en plus leur existence même est menacée. Tout comme est menacée la biodiversité du territoire français et européen. Tout comme la biodiversité de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique Latine et des espaces arctiques et antarctiques. Menaces qui ne concernent pas seulement les oiseaux mais toutes les espèces vivantes. Y compris celles, des insectes de toutes sortes, qui participent à la pollinisation des fruits et des légumes. Si ces insectes, et pas uniquement les abeilles dont un quart de la population mondiale a déjà été éliminée depuis vingt ans, disparaissent nous aurons de moins en moins de fruits et de légumes sauf si nous fécondons chaque fleur... à la main. Ce qui est évidemment impossible. Mais qui s’en soucie ? Combien des politiques de droite ou de gauche ont appris, en dehors de leurs gentilles déclarations sur le « développement durable », à réfléchir écologiquement, c’est à dire au delà du terme prévisible de leurs mandats.

Cette situation de la biodiversité, alors qu’il s’agit officiellement une des priorités de l’Europe, ne semble émouvoir que les naturalistes. Et les milliers de bénévoles qui, pour le compte du Muséum national d’histoire naturelle et les autres centres universitaires de recherche, ont passé des mois à traquer les oiseaux, à les observer et à les compter.

La préservation de la biodiversité, qui concerne également le monde végétal, est essentiel, est l’un des facteurs essentiels de la survie de l’humanité. Et non pas, comme on l’entend dire souvent, de la survie de la planète. Car il devient évident que si l’homme disparaît, la terre, elle, poursuivra son destin sans nous.

Extrait d'un article de Claude-Marie Vadrot

Source : http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/050309/sept-centres-de-recherche-europeens-confirment-l-influence-nega

mercredi 4 mars 2009

Dardesheim : la ville allemande qui donne l'exemple

Il n'y a pas que le quartier Vauban, à Fribourg (1), qui soit un modèle écologique!

Fribourg est constamment visitée...

La petite ville de Dardesheim (2), dans le centre de l’Allemagne, a de l’énergie à revendre. Au propre comme au figuré. Car de l’énergie, elle en produit quarante fois plus qu’elle n’en consomme.



La région du Harz prévoit de recourir exclusivement aux énergies renouvelables pour sa population grâce à un ingénieux réseau rassemblant éolien, solaire, hydraulique et biomasse. Déjà, Dardesheim, petite agglomération d’un millier d’habitants, a pleinement atteint cet objectif et se pose ainsi en précurseur. L’approvisionnement principal en électricité est obtenu grâce à un complexe de 26 éoliennes installées dans le parc de Druiberg, qui détient un record en la matière puisqu’on peut y découvrir la plus grande éolienne du monde. Surnommé affectueusement Goliath, ce modèle E112 construit par la firme Enercon est équipé d’une turbine atteignant à elle seule jusqu’à 6 mégawatts d’électricité. Capable de produire de 12 à 15 millions de kilowatts-heures par an, elle peut assurer la consommation moyenne de 4.000 foyers.

Des sources multiples : Des panneaux de capteurs solaires photovoltaïques ont aussi été installés sur les toits de bâtiments publics (écoles, pompiers) ainsi que de nombreux particuliers, tandis que la façade de la mairie est ornée d’un afficheur indiquant en temps réel la quantité d’énergie produite, ainsi que les émissions de CO2 économisées.


Les citoyens de Dardesheim ne craignent ni les grandes surfaces de panneaux solaires ...

Pour ne pas dépendre en permanence de deux sources d’énergie intimement liées à la météo, les autorités ont aussi fait construire une centrale fonctionnant au biogaz… De plus, le parc éolien de Druiberg est aussi relié aux générateurs d’une centrale hydraulique située à une trentaine de kilomètres, où l’énergie produite en surplus sert à remplir deux énormes citernes. Lorsque le rendement éolien ou solaire baisse, les vannes sont ouvertes et l’eau s’écoule, actionnant des turbines, ce qui permet de récupérer une bonne partie de l’énergie, avec un rendement largement supérieur à celui de simples accumulateurs électriques.

goliath
... ni l’éolienne la plus grande du monde avec un diamètre de 112 mètres. (À elle seule, elle peut assurer la consommation électrique de 4 000 foyers!)

Ce projet, subventionné à hauteur de 10 millions d’euros par le gouvernement allemand sur une durée de quatre années, est appelé à devenir un modèle et pourrait bientôt être imité ailleurs en Allemagne, mais aussi dans le reste de l’Europe.

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_Vauban_de_Fribourg-en-Brisgau
(2) http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developp

lundi 2 mars 2009

La publicité pollue, et d'abord les enfants...

Nous sommes souvent sollicités pour signer, sur internet, telle ou telle pétition. C'est utile, mais il y en a trop... Cette fois, il n'y a pas à hésiter, non seulement à cause du sérieux de l'engagement du MAN, mais parce que, d'un point de vue écologiste, la publicité est une pollution, une violence, un gaspillage et une aliénation. Les "décroissants" mènent une action énergique contre la publicité. Que les enfants soient les premiers visés pour aider à faire mettre la main à la poche des parents est scandaleux mais le formatage des jeunes esprits est pire. Signons la pétition nationale du Mouvement pour une Alternative Non violente.

logo MAN

Texte de la pétition :

Comment un jeune enfant peut-il résister aux spots publicitaires qui lui vantent sans arrêt des jouets, des sodas pétillants, des crèmes onctueuses, des vêtements de marque, le téléphone portable dernier cri… ? Non seulement le jeune enfant ne fait pas la différence entre la réalité et la fiction, mais il ne comprend pas la finalité commerciale des publicités qui le matraque pour le formater - jusqu’à 60 spots le mercredi matin ! Ces publicités dictent à l’enfant des comportements auxquels ses parents vont être confrontés : tyrannie des marques, grignotage, obésité, perte des valeurs… La publicité à la télévision nuit gravement à la santé et à l’éducation.

Je signe cette pétition nationale car j’exige des pouvoirs publics une loi, avec décret d’application, qui interdise toute publicité destinée aux enfants de moins de 12 ans. Une telle loi existe déjà en Suède, pour les chaînes du service public et les chaînes commerciales. Pourquoi pas aussi en France ?

Je réclame une loi française qui, inspirée de celle en Suède, spécifie les trois points suivants :

  • Sont interdites à la télévision toutes les publicités destinées aux enfants de moins de 12 ans, sur les chaînes du service public comme sur les chaînes commerciales.
  • Sur toutes les chaînes, les publicités destinées aux adultes ne peuvent suivre ou précéder les émissions pour les enfants que dans un délai d’au moins 15 minutes.
  • Il est interdit de faire jouer à un enfant un rôle de premier plan dans tout spot publicitaire. Le simple recours à des éléments thématiques renvoyant à l’enfance (voix, rires, etc.) est proscrit.
http://www.nonpubenfants.org

dimanche 1 mars 2009

Le Congrès américain alerté sur les dangers de l'extraction d'uranium

Au moment où la relance du nucléaire est devenue "tendance", et alors que le Président de la République française se fait le VRP de l'industrie atomique, les mises en garde, elles aussi, réapparaissent. (1) Il y a peu, une émission télévisée ("La France contaminée") a porté à la connaissance des Français les ravages occasionnés par l'exploitation -aujourd'hui terminée- et les déchets -toujours dangereusement actifs- des mines d'uranium, dans notre pays (2). Quoi qu'on dise, l'homme ne sait pas se débarrasser des déchets radio-actifs sans mettre les populations en péril. L'irresponsabilité des promoteurs des centrales EPR ne tardera pas, également, à surgir. Dès à présent, il convient de dénoncer des atteintes à l'environnement qui ruinent toute politique écologique, Grenelle de l'environnement ou Grenelle de la mer inclus... Puissions-nous réveiller l'opinion mondiale quand il est encore temps.

Mine d'uranium au Niger (source: dissident média)

De Washington - Un physicien français et un acteur américain se sont engagés aux côtés de représentants de peuples indigènes d'Afrique, d'Australie et des Etats-Unis, pour alerter les parlementaires américains des dangers de l'extraction de l'uranium.

"Nous voulons que les parlementaires américains comprennent que l'extraction d'uranium est très polluante et qu'il n'y a pas de réponse scientifique actuellement à la question du stockage des déchets", a dit à l'AFP Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire du laboratoire français de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité).

Des responsables de la communauté nomade touareg du Niger, des Indiens d'Amérique, des Aborigènes d'Australie ont souligné les ravages causés par l'extraction minière sur leur environnement.

Au Niger, la société française Areva extrait de l'uranium depuis plus de 40 ans sans "aucun souci pour l'environnement, la santé des personnes, les animaux", a déclaré à l'AFP Sidi-Amar Taoua, un Touareg qui vit depuis sept ans aux Etats-Unis.

L'extraction d'uranium "a engendré un conflit. Les Touaregs ont pris les armes pour défendre leur terre contre le régime du Niger qui est complice avec Areva", a-t-il ajouté.

En janvier, Areva avait annoncé le dépôt d'une demande d'agrément des autorités américaines pour construire un site d'enrichissement d'uranium d'un coût de deux milliards de dollars, dans l'Idaho (nord-ouest).

Les terres réservées aux Indiens dans le sud-ouest des Etats-Unis ont abrité plus de 1.300 mines d'uranium. Même si la plupart ont fermé, elles ont laissé derrière elles de l'eau polluée et des maladies telles que le cancer ou les affections rénales, a assuré le militant écologiste amérindien Manny Pino.

"Dans ce contexte de renaissance nucléaire, le gouvernement fédéral en oublie presque les inconvénients historiques de l'extraction d'uranium, et donne la priorité aux avantages économiques du nucléaire au détriment de nos terres, notre eau, et notre peuple", a-t-il dit.

Mitch, un Aborigène qui milite contre les déchets radioactifs et l'extraction d'uranium en Australie, le plus gros producteur mondial du minerai, a ajouté: "les gains financiers de court terme vont nous laisser avec des déchets mortels pour les générations à venir".

L'extraction d'uranium a connu une longue période d'expansion aux Etats-Unis entre les années 1940 et 1980, avant de diminuer dans les années 1990 alors que les cours s'effondraient.

Quand les prix ont atteint 140 dollars la livre en 2007, les compagnies minières se sont jetées "comme des vautours", sur les régions riches en uranium, dont 70% se trouvent sur des terres habitées par des indigènes à faibles revenus, a dit James Cromwell, l'acteur qui interprète le rôle de George Bush père dans le film "W."

Alors que les prix du pétrole et du gaz ont atteint des sommets l'an dernier, l'énergie nucléaire a regagné du terrain, apparaissant comme une solution permettant aux Etats-Unis de parvenir à l'indépendance énergétique.

Le secrétaire à l'Intérieur de l'administration Bush, Dirk Kempthorne, a autorisé la prospection près du Grand Canyon, un site classé par l'UNESCO.

En janvier, un représentant démocrate de l'Arizona (sud-ouest) au Congrès Raul Grijalva a introduit un projet de loi qui interdirait l'extraction minière sur plus de 4.000 kilomètres carrés autours du Grand Canyon.

(1) http://www.romandie.com/ats/news/090301055110.ggzmq1ap.asp


Carte des anciennes mines d'uranium en France

(2) http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/enfin-une-carte-des-mines-duranium-en-france_18130/