Actualité

Notre prochain débat citoyen aura lieu le samedi 09 Février à 17h00
Maison de la Challe à ERAGNY

Les circuits courts alimentaires
Les jardins partagés


lundi 26 octobre 2009

"Je refuse le vaccin H1N1"



À méditer...

Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 parce qu’il n’existe à ce jour aucune pandémie de grippe. Au 20 septembre 2009 cette grippe n’avait fait que 3917 victimes dans le monde alors que la grippe tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes (source: Organisation Mondiale de la Santé).1
- Je refuse le plan de vaccination mondial piloté par l’OMS, avec la collaboration des Etats, dont la France, qui ont commandé au total plus de 4 milliards de doses de vaccins pour lutter contre un virus si peu
dangereux. La vaccination de masse a déjà débuté dans plusieurs Etats dont les USA et la Chine.2
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 parce que le virus actuellement en circulation n’est pas dangereux et si comme on nous l’annonce, il devait muter vers une forme plus grave, le vaccin réalisé pour la grippe A H1N1 ne serait plus efficace.
En effet, on nous explique souvent qu’un vaccin réalisé pour la grippe une année n’est plus efficace l’année suivante en raison des évolutions du virus.
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 parce que quarante années de vaccination anti grippale n’ontapporté aucune preuve convaincante de l’efficacité de ce type de vaccin.3
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car celui-ci a été développé dans la précipitation, sans aucun test ni recul quant à la fréquence et la dangerosité des effets secondaires.
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car celui-ci contient des adjuvants (squalène) et desconservateurs (mercure) qui sont de nature à entraîner des dommages irréparables chez les individus.4
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car il a été démontré que la dernière expérience de vaccination de masse de la population contre la grippe, aux USA, en 1976, contre une pandémie qui n’a jamais eu lieu du reste, a été réalisée sans fondement scientifique digne de ce nom, au mépris le plus total de la santé des individus, le tout accompagné de propagande mensongère. L’injection du vaccin à des millions d’américains avait alors entraîné la mort de nombreuses personnes et causé des dommages irréparables pour des milliers d’individus.5
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car je n’ai aucune confiance dans le discours des autorités sanitaires officielles, et à l’échelle mondiale, de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui n’ont tiré aucun enseignement de cette campagne menée aux USA en 1976, au point de renouveler l’expérience selon un scénario sur de nombreux points identique.
- Je refuse le vaccin contre la grippe H1N1 et suis solidaire des millions de personnes qui seront vaccinées dans notre pays et dans le monde en l’absence totale d’information sur le contenu exact du vaccin et lesrisques encourus. Tout comme aux USA en 1976, cette campagne est accompagnée d’une autre campagne de désinformation et de manipulation simpliste par la peur dans les médias de masse, tantôt inféodés au pouvoir politique, tantôt appartenant à des groupes puissants en interaction forte avec le pouvoir politique.
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car je n’ai aucune confiance dans l’indépendance et la neutralité de l’Organisation Mondiale de la Santé, financée par les banques privées (Rockfeller, Rotschild et Morgan) qui détiennent des parts majoritaires dans les plus grosses compagnies fabriquant les vaccins.6
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car je n’ai aucune confiance dans l’intégrité des nombreux scientifiques et des responsables politiques en conflits d’intérêt avec les compagnies pharmaceutiques. 7
Par ailleurs, comme il n’est pas rare en
France que les hauts fonctionnaires de l’Etat responsables d’un domaine aient parfois travaillé pour le compte de compagnies privées dans le même secteur d’activité, le CV officiel de Roselyne Bachelot ne mentionne pas son activité pendant 12 ans dans l’industrie pharmaceutique.8 et 9
- Je refuse souverainement le vaccin contre la grippe A H1N1, tout simplement parce que nul ne peut m’obliger à accepter un remède ou un traitement médical sans mon consentement libre et éclairé. Toute obligation de recevoir le vaccin, qu’elle émane de l’Etat et à fortiori de l’OMS, institution non démocratique, constituerait une violation des droits fondamentaux de l’individu.10
- Je refuse souverainement le vaccin contre la grippe A H1N1 et suis solidaire des personnels civils et militaires de la gendarmerie nationale, victimes d’un plan de vaccination obligatoire qui prévoit entre autre que « la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 sera inscrite au calendrier vaccinal des armées auquel sont tenus de se soumettre les personnels militaires de la gendarmerie ».11
- Je refuse souverainement le vaccin contre la grippe A H1N1 et dénonce l’organisation logistique sur tout le territoire français par le ministère de l’intérieur et les préfectures d’un plan de vaccination massif de la population « afin d’être en mesure de proposer, si cela s’avérait nécessaire, à l’ensemble de la population, une couverture vaccinale contre le nouveau virus ».12



1 http://www.who.int/csr/don/2009_09_25/en/index.html / http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/
2 En France, la campagne massive de vaccination a débuté le 20 octobre pour les personnels de santé et doit démarrer après les vacances de la
Toussaint pour l’ensemble de la population. La date du 5 novembre est avancée.
3 Grippe « porcine » : Vacciner ou pas – Dr Marc Girard - 4 octobre 2009 : http://www.rolandsimion.org/IMG/pdf/Vacciner_ou_pas.pdf
4 Reportage « Silence, on vaccine » : http://video.google.com/videoplay?docid=8503852033482537965#
5 Emission d’investigation « 60 minutes » diffusée par la chaîne CBS le 4 novembre 1979
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/26/la-grippe-a-ou-grippe-porcine-de-1976-epidemie-d-effets-seco.html
6 http://www.liberterre.fr/liberterres/meta-mafia/brugvin1.html
7 http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/05/alzheimer-nouvelle-fondation-de-cooperation-scientifique-mai.html
8 http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/24/roselyne-bachelot-a-passe-20-ans-au-service-de-l-industrie-p.html
9 http://www.gouvernement.fr/gouvernement/roselyne-bachelot-narquin?tab=biographie
10 http://www.onnouscachetout.com/themes/medecine/vaccins-obligatoires.php
11 Plan de vaccination des personnels civils et militaires de la gendarmerie nationale :
http://www.alterinfo.net/Vaccin-H1N1-obligatoire-Circulaire-du-Ministere-de-l-Interieur-pour-la-Gendarmerie_a37894.html
12 http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Circulaire_vaccination_090824.pdf

samedi 3 octobre 2009

Nicolas Hulot ira-t-il jusqu'à condamner le capitalisme?

Hervé Kempf, dans Le Monde, analyse les évolutions de la pensée et des déclarations de Nicolas Hulot, pris dans une contradiction : celle d'avoir, comme sponsors, des sociétés que son argumentation écologique met indirectement en cause. Voir Le Monde de ce jour!


Le film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, Le Syndrome du Titanic, sur les écrans le 7 octobre, dérangera. Ce documentaire écologiste ne montre presque pas de nature : rompant avec l'esthétique de carte postale habituelle en la matière, il se confronte à la dure réalité de la misère et de l'injustice. Il tente de dire, malaisément, que la dégradation vertigineuse de la biosphère est le résultat d'un ordre social devenu fou, et qui fait porter le poids de ses conséquences sur les faibles, les pauvres, les exploités.

Il répète que la clé de sortie de cette logique destructrice est dans la baisse de la consommation matérielle dans les pays riches. Gageons que ce discours, plus âpre que celui sur les "petits gestes pour la planète", recueillera un accueil mélangé. Et si Nicolas Hulot allait commencer à déranger ?

La force du personnage est de rester populaire en allant à la pointe de ce que la société française - ou plus exactement le système médiatique qui donne accès à celle-ci - accepte d'entendre à un moment donné.

Depuis une dizaine d'années, il a ainsi fortifié et peu à peu durci son discours : alarmant d'abord sur l'ampleur du désastre écologique, il a ensuite cherché à impliquer les citoyens, puis a porté la question sur le terrain politique. Il arrive maintenant à montrer que l'écologie est d'abord un enjeu social, et critique - mais en termes encore très généraux - le "libéralisme".

Dans le commentaire habillant les images, il dit : "Je suis perdu." Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : "Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu'il faille autant d'énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas."

C'est le problème de Nicolas Hulot, et donc notre problème : il croit que l'action politique est aujourd'hui inspirée par la recherche du bien commun. Mais il oublie la force des intérêts : l'intérêt individuel et l'intérêt de classe. Ce qu'Hulot appelle les élites, c'est aujourd'hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l'évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l'oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges. Elle ne s'intéresse au bien commun que pour autant que cela ne remet pas en cause sa position.

Quand on est gentil, il est difficile d'assimiler le fait que les autres ne sont pas tous gentils. Nicolas Hulot est au bord de le faire, et surtout d'en tirer les conséquences. Soit : ne plus parler vaguement du "libéralisme", mais porter le couteau dans la chair des égoïsmes de classe. Il peut le faire. Mais il sait qu'alors, tout soudain, nombre de médias et de puissances plus discrètes lui trouveraient beaucoup de défauts.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/03/nicolas-hulot-et-l-oligarchie-par-herve-kempf_1248846_3232.html

jeudi 1 octobre 2009

France-Inter et les écologistes

Un important éditorial est venu, en cette fin septembre, fournir des éléments de réflexion à tous ceux, Verts ou pas, pour qui l'avenir de l'écologie politique est un souci permanent. Le voici, ci-dessous reproduit. J'en tire plusieurs enseignements :
• L'utopie écologique n'apparait plus comme utopique.
• La stratégie d'autonomie par rapport au PS est définitivement validée.
• le non-cumul et la parité sont désormais incontournables.
• la décroissance appartient à une vieux débat politique à gauche qui ressurgit.
• Les Verts, après le PCF et le PS, vont rencontrer le succès et l'épreuve.

Jean-Pierre Dacheux

Image France Inter - L'édito politique

Editorial du journaliste Thomas Legrand, le mercredi 30 septembre 2009.

Il s'exprime sur France-Inter, du lundi au vendredi de 7h46 à 7h48


Rambouillet : une alerte pour le PS

Question : Ce week-end à Rambouillet, les Verts ont raté de seulement 5 voix la législative partielle… Ils apparaissent maintenant comme une vraie force de deuxième tour…

Oui, c’est d’abord une mauvaise nouvelle pour l’UMP qui a bien failli se faire prendre un bastion censé être en béton armé mais ce résultat est aussi une manifestation de la recomposition de la gauche inquiétante pour le PS.

Les Verts étaient, ces dernières années, les porte-paroles d’une spécificité, les lobbyistes de solutions visant à résoudre l’un des principaux problèmes de la planète. Ils n’avaient pas (dans l’esprit du reste de la gauche) vocation à incarner une vision globale. La situation change parce que leur diagnostic sur l’état du monde est désormais largement accepté.

Chacun comprend maintenant qu’il faut changer, non seulement notre façon de produire mais l’organisation de notre société. Et ceux qui affirment ça, ce ne sont plus seulement les écologistes mais tout les monde… même si ce ne sont bien souvent que des discours, c’est celui de Nicolas Sarkozy à l’ONU, c’est celui, quasi général des scientifiques, c’est le celui de Martine Aubry qui veut une société « post matérialiste », et c’est aussi le nouveau discours de l’Amérique.

Question : Donc, les socialistes peuvent s’inquiéter pour leur leadership à gauche !

A court terme, oui, parce que les Verts arrivent aussi à incarner une certaine modernité dans la gouvernance.

Le non cumul que propose Martine Aubry dans son projet de rénovation est la règle chez les Verts (même si, c’est vrai, certains prêchent mais ne pratiquent pas : Dominique Voynet et Noël Mamère par exemple) mais bon, c’est quand même leur règle depuis longtemps, tout comme la parité homme-femme, qui est, elle, strictement respectée.

La capacité des écologistes à rassembler toute la gauche, et au-delà, (comme on vient de le voir à Rambouillet) casse cette idée diffusée par les leaders socialistes selon laquelle les verts ont une vocation de satellite du PS. Quand votre fils de 15 ans fait maintenant 1 mètre 90, même s’il a toujours une tête de gamin, il faut arrêter de l’appeler « mon petit » et commencer à écouter ce qu’il dit!

Le PS a donc un travail idéologique à effectuer?

Une grande partie du vote populaire de gauche a traditionnellement comme tropisme la croissance, la consommation, l’industrie, seuls outils jugés utiles pour réduire les inégalités. Mais ça évolue très vite, par exemple en Seine-Saint-Denis, département populaire et ouvrier, bastion d’une gauche traditionnelle, les Verts ont réalisés de très bons scores aux dernières élections européennes (et pas seulement chez les bobos).

La gauche de la gauche et notamment le parti de Jean-Luc Mélenchon s’efforce de prendre, dans son discours, la dimension écologiste nécessaire. Mais c’est parfois scabreux d’articuler les revendications sociales forcement issues d’une pensée productiviste à une pensée qui vante une certaine forme de décroissance.

C’est en réalité un très vieux débat à gauche. Il est apparu au début du XIXème entre le luddisme né en Angleterre (un mouvement qui prônait la destruction des outils d’une industrialisation sauvage) et le mouvement socialiste qui s’appuyait sur l’armée des ouvriers postés sur ces nouvelles machines.

Beaucoup plus tard, après la guerre, les débats entre la gauche ouvriériste-travailliste et une gauche alternative, autogestionnaire, plus utopiste, ont tourné en faveur des premiers. Mais les descendants des utopistes ne proposent plus de rêve, ils disent tout simplement vouloir nous éviter le cauchemar de la destruction de la planète. Leurs arguments sont tous les jours validés par les autres forces politiques qui semblent se résigner à l’idée que toute rénovation idéologique passe par l’écologie.

Avant 1981 François Mitterrand disait que la « gauche était sociologiquement majoritaire mais encore politiquement minoritaire ». Les écologistes pourraient sans doute reprendre cette formule à leur compte aujourd’hui.

Any Poursinoff a failli l'emporter à Rambouillet. Une défaite électorale peut être une victoire politique...



mercredi 30 septembre 2009

Manif antinucléaire à Colmar le 3 octobre

Colmar : la place Rapp où le maire ne veut pas voir de manifestants!

Manif à Colmar: "Sortir du nucléaire" attaque l'arrêté du maire

Le réseau Sortir du nucléaire a annoncé mardi, 29 septembre, le dépôt d'un référé contre l'arrêté du maire de Colmar instaurant de sévères interdictions de circuler dans la ville samedi, lors d'une manifestation antinucléaire pour la fermeture de la centrale de Fessenheim.

"Le réseau Sortir du nucléaire attaque aujourd'hui en référé l'arrêté ubuesque du maire de Colmar qui prétend interdire dans une bonne partie du centre-ville tous les déplacements, y compris à pied, samedi", indique dans un communiqué le collectif qui regroupe 840 associations.

"Manifester pacifiquement est un droit fondamental garanti par la constitution", ajoutent les antinucléaires qui affirment que le préfet Pierre-André Peyvel n'était pas au courant de l'arrêté pris par la municipalité de Colmar.

Arrêter ou recommencer? L'ère du nucléaire s'achève. Sarkozy veut continuer!

"Cet arrêté a été pris par le maire en concertation avec la préfecture et avec les services de police", rétorque-t-on pourtant du côté de la municipalité.

Les manifestants s'opposent au maire Gilbert Meyer (UMP) sur le tracé du cortège. Les manifestants devaient initialement partir samedi à 14H00 de la place Rapp, en plein centre de Colmar, mais la municipalité, craignant des débordements, voulait que le défilé parte du stade des Cheminots, plus à l'écart et pourvu d'une seule entrée, "une vraie souricière", selon les militants.

Après une réunion avec le préfet du Haut-Rhin, lundi soir, un compromis semble avoir été trouvé: le réseau "Sortir du nucléaire" appelle dorénavant à se rassembler Place de la gare "dans le but d'éviter tout éparpillement des manifestants et toutes tensions inutiles".

Le tracé exact de la manifestation devait être finalisé mardi après-midi lors d'une nouvelle réunion avec le préfet.

"Cette nouvelle solution peut nous convenir mais le maire doit encore donner son accord", a estimé un membre de la municipalité de Colmar sous couvert d'anonymat.

La manifestation internationale est prévue depuis plusieurs mois par les antinucléaires qui réclament la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la doyenne du parc français mise en service en 1977, alors que va démarrer la 3e visite décennale devant donner à EDF le feu vert pour dix années supplémentaires d'activités dans cette centrale.

(©AFP / 29 septembre 2009 12h23)

La Centrale de Fessenheim : c'est la plus vieille de France!

jeudi 10 septembre 2009

La gestion écologique du temps scolaire

L'utilisation des temps de vie dans le cadre de la recherche des équilibres biologiques est un problème écologique qui éclatera tôt ou tard. Le temps de travail des enfants comme des adultes est anxiogène.



Un rapport de L'Inspection Générale de l'Education Nationale remet en cause la semaine de 4 jours.

"Un an après la mise en place de la réforme de l'enseignement primaire et de la semaine de quatre jours, le rythme scolaire est à nouveau au cœur des débats. Un rapport de l'Inspection Générale de l'Éducation Nationale pointe un certain nombre de failles. Il juge notamment la semaine de 4 jours trop fatigante".

Source : http://paris-ile-de-france-centre.france3.fr/info/paris-ile-de-france/Ecoles:-semaine-de-4-jours-trop-fatiguante--57140642.html

Que dit ce rapport (très difficile à se procurer!)? Ceci :

" (...) Pour autant, la situation n’est pas satisfaisante. Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir :

- Sur la fatigue des élèves et des enseignants : les constats effectués dès le premier trimestre scolaire ont été confirmés à l’issue de l’année, conduisant parfois à la suspension de l’aide personnalisée les semaines précédant les vacances scolaires.

- Sur la réduction du temps de dialogue avec les parents : le samedi matin est supprimé, les enseignants, pris par l’aide personnalisée ou par une autre activité, ne sont plus disponibles à la sortie de l’école le soir.

- Sur le temps de concertation des enseignants : des doutes sont exprimés par l’encadrement sur la qualité (voire la réalité) des concertations qui ont lieu le vendredi soir à la fin d’une semaine chargée.

- Enfin, et surtout, sur le temps consacré aux enseignements : au terme de l’année scolaire, il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme d’enseignement, ce qui était d’ailleurs prévisible. L’année scolaire n’est plus que de 144 jours théoriques (quatre jours pendant 36 semaines), et 140 jours en fait, alors que la moyenne européenne est de 185 jours (Regards sur l’éducation - OCDE 2008). (...)"

95% des Conseils d'école ont choisi la semaine de 4 jours! C'est l'une des mesures démagogiques prises par l'ex ministres Darcos, facilitant la vie des adultes mais sacrifiant la vie des enfants!

Ce débat sur la gestion du temps scolaire est très ancien!

Selon Hubert Montagner, depuis plus de 20 ans, les scientifiques et les médecins s’accordent à dire qu’une journée de 6 heures est beaucoup trop longue pour la plupart des élèves de CP et pour les élèves en difficulté scolaire. A partir de nombreuses observations effectuées dans les classes, il pointe des moments de baisse de vigilance, notamment en début de matinée et en début d’après-midi. Il estime que l’organisation de la journée devrait être modulée en fonction des niveaux et même des individus, surtout ceux qui présentent des manques de sécurité affective. Il propose de réserver les temps de « cours » pour les moments où la vigilance est la meilleure, milieu de matinée et milieu d’après-midi : il faut vraiment être plus imaginatif « et plus large » sur l’organisation du temps scolaire. Lui non plus ne croit pas à l’efficacité d’un soutien scolaire coupé de la classe et il craint qu’avec une semaine de 4 jours, les maîtres n’augmentent la part des fondamentaux au détriment d’activités de découverte et d’expression.

Voir : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2008/09/040908_rythmesscolairesprimaire.aspx

Les écologistes doivent se saisir de ce dossier trop oublié, hélas!