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dimanche 9 novembre 2008

Un botaniste, maire de Vauréal... au XIXe siècle.

Image:Andre Michaux02.jpg
François-André Michaux (1)

Alain Baraton, sur France-Inter, ce 9 novembre, rappelle ou plutôt révèle avec quelle ingratitude la France oublie ses savants. Le nom de Michaux est célèbre tant au Canada qu'aux USA. Il y désigne des rues et des places. En France, c'est à peine si l'on trouve, à ce sujet, quelques bibliographies, (sur Wikipedia (2), par exemple, à condition de bien orthographier Michaux et point Michaut).

Dans l'agglomération de Cergy-Pontoise, François-André Michaux pourrait être mieux connu. Il repose dans le cimetière de Vauréal...

François-André Michaux (1770-1855) célèbre botaniste, plus connu au pays d'Obama qu'en France, fils d'André Michaux (1746-1803), ce dernier botaniste de Louis XVI, fut deux fois maire de Vauréal (1834-1840 et 1846-1855 ).

Avec son père, il introduisit des espèces végétales d'Europe en Amérique du Nord et inversement, comme l'avait fait, avant eux, Jean Robin (3), jardinier du roi Henri IV qui introduisit le faux acacia (le...robinier) en Europe.

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Andre_Michaux02.jpg
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Andr%C3%A9_Michaux
(3) Le nom de ce genre a été dédié à Jean Robin, botaniste français, qui introduisit en France en 1601 le robinier faux-acacia.

samedi 8 novembre 2008

Brennilis ou le démantèlement impossible




Décidément la télé met le paquet et nous informe des risques liés au nucléaire! Après Inéluctable la fiction passée sur ARTE, le 7 novembre, voici, sur FR3 (mais à des heures d'écoute impossibles!) : Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre,
un film documentaire remarquable et inédit de Brigitte Chevet. (France, 2008). 55 mn. Inédit.

A voir sur France 3 National : le samedi 8 novembre 2008 à 0 h 20 (minuit 20 mn) et samedi 15 novembre à 4 h 00 du matin !

Voir : http://www.vivement-lundi.com/vivement_lundi/Brennilis.html
Vous pouvez commander ce film sur la boutique en ligne :
http://boutique.sortirdunucleaire.org/



Le réacteur expérimental de Brennilis, en Bretagne, fut construit dans les années 60. La population n'en fut informée que par une maigre propagande. Vingt ans plus tard, en 1986, on arrête cette centrale peu productive qui fuit de partout. La filière à eau lourde est morte mais les mêmes élus qui militaient pour le maintien du site mènent bientôt campagne pour son démantèlement. EDF accepte et les travaux commencent dans les années 90 pour s'arrêter au début des années 2000 : s'attaquer au réacteur paraît trop dangereux. EDF prend pourtant le risque deux ans plus tard... jusqu'à ce que les écologistes réussissent à arrêter le chantier.


Brigitte Chevet a suivi ces péripéties pendant des années. Le premier mérite de son documentaire consiste à donner une vision exhaustive de l'histoire du site, à l'aide d'images et de témoignages riches, rares et variés. Le bilan est désastreux. Le chantier de Brennilis, qui devait être la vitrine du savoir-faire d'EDF en matière de démantèlement, accumule les surcoûts, les rejets et les risques, ce qui n'est pas de bon augure pour l'avenir des centrales vieillissantes. L'inconséquence des concepteurs et des exploitants de la filière nucléaire apparaît dans toute sa splendeur cauchemardesque. Même si Brennilis n'est pas Tchernobyl, précise Brigitte Chevet. Car elle n'a pas réalisé un film militant mais un film citoyen, qui interroge l'état de notre démocratie. Un film optimiste, au bout du compte : de réunions publiques en remontrances de l'Autorité de sûreté nucléaire, d'opérations de communication en altercations entre écolos et ouvriers, il montre l'émergence d'un débat très vif sur un sujet autrefois tabou.

Samuel Gontier. - Télérama n° 3069.

jeudi 6 novembre 2008

Écologie et socialisme : le PS vote ce soir, 6 novembre :

...ça chauffe
6 motions.
• 2 qui se réclament clairement de l'écologie: B et F. Ce qui distingue les deux motions "écologistes" est la référence claire à la remise en cause du capitalisme (par la motion F).
• 4 (les seules dont parlent les médias) qui se disputent "le podium": A, C, D E.


Des motions de toutes les couleurs

A
- (Delanoë).
Clarté - courage - créativité.
...qui est pour "pour une croissance plus forte, plus durable, plus solidaire".

B - (Sans leader, dans le titre). Pôle écologique.
...qui est pour "le développement humain plutôt que la seule croissance".
http://www.poleecolgique.org
Le pôle écologique du PS s’est constitué au mois de janvier 2008 sur la base d’un texte fondateur signé par des militants de toutes générations, régions et sensibilités, dont 11 parlementaires (dont Christophe Caresche en photo, ci-dessous!). Ce pôle compte aussi des membres sympathisants, non membres du PS.

C - (Benoît Hamon). Un monde d'avance.
... qui affirme être la seule (parmi les 4 "grosses") "à ne pas miser sur une croissance indéfinie".
Et encore "L’urgence écologique modifie radicalement les enjeux et les projets. Si elle impose de revisiter bien des idées de gauche, notamment en matière de croissance, loin de les disqualifier, elle les conforte".

D - (Martine Aubry). Changer à gauche.
qui estime que "nous souffrons d’une croissance structurellement faible" et "molle".

E - Vincent Peillon & Ségolène Royal). Fiers d'être socialistes.
qui prend parti pour "la croissance verte" .
Et précise : " L’écologie n’est pas une contrainte négative ralentissant la croissance et poussant à consommer moins. L’enjeu écologique devient aussi aujourd’hui un enjeu économique majeur, il représente un levier de croissance que nous devons saisir".

F - Franck Pupunat. Socialistes, Altermondialistes, Écologistes.
http://http://www.utopia-terre.fr/
... qui est "pour le dépassement du capitalisme" et contre "la religion de la croissance"
Utopia, se veut le premier mouvement trans-partis de gauche (PS et Verts)


Six motions, six porte-parole.

Que constatons-nous : de très forts clivages en matière d'écologie, en particulier sur la croissance et un désaccord profond sur les questions relatives à la régulation de l'économie. Les positions sont proches entre les motions A, D et E, de nature à entraîner une rupture avec la motion C. La motion B, atypique, est écolocentriste. Seule la motion F, d'Utopia, tranche par son positionnement très original et proche de celui des Verts les plus antilibéraux.

vendredi 31 octobre 2008

Pour une mondialisation mondiale

Le G20 : pas plus légitime que le G8 ! Déclaration mondiale
Le nouveau et antidémocratique « Consensus de Washington » ne réglera pas la crise mondiale, selon plus de 550 groupes issus de 88 pays



Merci de signer la déclaration suivante avant jeudi 13 NOVEMBRE, 5 PM GMT

Déclaration relative à la proposition de « Sommet mondial »
pour réformer le système financier international

Contexte

Ces derniers mois ont vu l’Amérique du nord et l’Europe être touchées par l’une des plus importantes crises financières de leur histoire. La réaction a été tout aussi historique. Pour éviter la récession à la fois régionale et mondiale et restaurer la stabilité et la confiance dans les marchés, les pays du Nord ont enclenché un programme majeur et sans précédent d’interventions gouvernementales, comprenant la nationalisation de banques, l’injection de subventions massives dans les institutions touchées par la récession et l’élaboration d’une nouvelle réglementation de leurs secteurs financiers.

Cette réponse présente un contraste marquant avec l’austérité des politiques néolibérales que la Banque mondiale, le Fond monétaire international (FMI) et les pays développés ont menées vis-à-vis des pays en voie de développement ces trente dernières années. Les gouvernements ont été poussés vers la libéralisation des barrières commerciales, la déréglementation des marchés financiers et du marché de l’emploi, la privatisation des industries nationales, l’abolition des subventions et la réduction des dépenses sociales et économiques, réduisant ainsi d’une manière drastique le rôle de l’état.

Cette politique de deux poids, deux mesures est non seulement inacceptable, mais elle indique aussi l’omniprésence des fondamentalistes du libre-échange. Le marché financier international, son architecture et les institutions financières ont été complètement dépassés par l’envergure de la crise financière et économique. Le marché financier, son architecture et les institutions financières doivent être complètement repensés.

Vers une réponse réellement mondiale à une crise mondiale

Ces dernières semaines, les chefs de file du monde entier se sont accordés à reconnaître les failles du système existant et l’urgence d’organiser des rencontres afin de traiter un ensemble important de propositions visant à réformer le système financier mondial et les institutions financières. Les G20 se réuniront à Washington DC le 15 Novembre à commencer les discussions. Il est devenu évident et impératif de prendre des mesures immédiates pour faire face à la crise, et nous tenons à mettre en évidence la priorité de réponse qui doit être donnée aux impacts touchant les employés et travailleurs ordinaires, les ménages à faible revenu, les retraités ainsi que tous les autres secteurs extrêmement vulnérables. Nous éprouvons cependant une vive inquiétude à ce que les rencontres prévues s’organisent d’une façon précipitée et non inclusive et par conséquent ne puissent pas traiter en profondeur tous les changements nécessaires ni en répartir équitablement les charges.

Bien que la crise se soit déclenchée dans les pays du Nord, les pays en voie de développement sont ceux qui vont en ressentir le plus durement les impacts. Il est par conséquent essentiel que tous les pays puissent avoir leur mot à dire dans le processus de changement de l’architecture financière internationale. Aucune solution durable et équitable pour transformer le système actuel ne pourra surgir d’un sommet préparé précipitamment et excluant de nombreux pays et sociétés civiles. De tels efforts ne feront en fait que saper la confiance publique et priver davantage de leurs droits des pays qui sont d’ores et déjà en train de se tourner vers des solutions régionales plutôt que vers un système financier international plus fort, plus cohérent et plus juste.

Nos requêtes – l’heure d’une refonte essentielle

Nous soussignés, organismes des sociétés civiles, soutenons la transformation fondamentale et radicale du système économique et financier international. Dans le but d’atteindre cet objectif, nous appuyons l’important sommet international convoqué par l’ONU visant la réforme de l’architecture et de la gouvernance monétaire et financière internationale ainsi que celle des institutions financières, si, et seulement si, ce sommet se tient aux conditions suivantes :

  1. Qu’il inclue et fasse participer tous les gouvernements du monde.
  2. Qu’il inclue les représentants des sociétés civiles, des groupes de citoyens, des mouvements sociaux et de toutes parties prenantes.
  3. Qu’il respecte l’échéancier précis d’un processus de consultations régionales, particulièrement pour les secteurs les plus affectés par la crise.
  4. Qu’il s’attaque en détail à tous les problèmes de fond et à chaque institution.
  5. Qu’il fasse preuve de transparence en rendant publiques les propositions et ébauches de conclusions et en anticipant largement leur préparation avant le sommet.

Afin de commencer à préparer ce sommet mondial, il faudra s’inspirer pleinement des travaux du nouveau groupe d’action de l’ONU détaché pour réformer le système financier mondial, de ceux d’autres instances de l’ONU, ainsi que de la prochaine conférence de l’ONU sur le financement du développement.

Il n’existe pas de solution miracle rapide pour sortir du système actuel qui a favorisé l’instabilité et l’inéquité ni pour rentrer dans un système juste, durable et fiable qui devienne avantageux pour l’ensemble des peuples du monde.

Le texte intégral de la déclaration mondiale est disponible en ligne à http://www.choike.org/bw2

jeudi 30 octobre 2008

La crise économique a des causes écologiques


WWF France

« L’économie mondiale va mal. Financièrement, nous vivons au-delà de nos moyens. Mais une récession financière n’est rien en comparaison de la menace d’un resserrement du crédit écologique. » affirme James Leape, directeur général du WWF International.

Le monde doit faire face à une consommation effrénée du capital naturel mondial. Tout comme des dépenses inconsidérées sont à l’originede la récession, la consommation excessive de l’Homme épuise les ressources naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre prospérité future.

Voici le constat qu’établit le WWF dans l’édition 2008 de son rapport « Planète vivante » (1), étude majeure qui révèle tous les deux ans l’état de santé de la planète et réalisé avec la Société Zoologique de Londres (ZSL) et le Réseau Mondial de l’Empreinte écologique (GFN).

« Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie » annonce James P.Leape.

L’analyse du WWF permet de décomposer les différents facteurs de surexploitation et de proposer des solutions différentes pour chacun. Pour le plus grand des défis actuels, la « Vision énergétique du WWF pour 2050 » (WWF Climate Solutions Model) montre ainsi comment on peut répondre à la croissance prévue de la demande mondiale en services énergétiques d’ici 2050, tout en réalisant d'importantes réductions des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’identifier les domaines clés où transformer les modes de vie des humains et leurs économies afin de les placer sur une trajectoire plus durable.

« Nous sommes en train d’agir écologiquement de la même façon que les institutions financières se sont comportées économiquement, cherchant la satisfaction immédiate sans prendre en compte les conséquences ». « Seulement les conséquences d’une crise écologique seront bien plus graves que l’actuel effondrement économique » constate Jonathan Loh du ZSL (Zoological Society of London) (2).

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( 1 ) - Pour télécharger le rapport "Planète vivante 2008", cliquez ici
- Pour télécharger le rapport sur l'Empreinte écologique de la France et de la Belgique, cliquez ici

( 2 ) - http://www.zsl.org/science/