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samedi 12 décembre 2009

Ni effet de serre, ni nucléaire!

Nous ne serons pas à Copenhague.
Mais nous sommes avec ceux qui ont pu y aller.
Nous voulons qu'on sache que les dirigeants français mentent!
On ne peut être contre le réchauffement climatique et pour le nucléaire.
Le communiqué de Sortir du nucléaire l'affirme ici.
Nous le reproduisons parce que nous l'approuvons.



Pendant la conférence de Copenhague, il faut rappeler que le nucléaire reste une terrible menace pour la planète.
- "Sortir du nucléaire" dénonce les manœuvres des dirigeants français qui prétendent que le nucléaire est "propre".

Lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui se tient du 7 au 18 décembre à Copenhague, les dirigeants de certains États, en particulier de la France, tentent de faire passer le nucléaire pour une énergie "propre", alors que c'est la plus dangereuse et l'une des plus polluantes qui soit. Qui plus est, le nucléaire constitue une forte entrave à la lutte contre le changement climatique :

- construire des centrales nucléaires nécessite des sommes considérables qui ne sont alors pas investies dans les solutions véritablement efficaces pour lutter contre l’effet de serre : pour un euro investi, l'efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu'à 11 fois plus performantes que le nucléaire.

- la filière nucléaire, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, génère elle aussi des émissions de gaz à effet de serre. En outre, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité, ce qui oblige à produire de l’énergie supplémentaire pour les besoins en chaleur (à l’inverse, produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'’un système énergétique nucléarisé).

- l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son absurdité : dès qu'il fait froid, la consommation électrique est telle que le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé, et ce sont des centrales au charbon, fortement émettrices de CO2, qui alimentent les chauffages électriques.



- en réalité, c'est la filière nucléaire qui est menacée par les effets mêmes du changement climatique (sécheresses, tempêtes, inondations, montée du niveau de la mer). Ainsi, de nombreux réacteurs ont dû être arrêtés en 2003 du fait de la canicule. Le nucléaire, qui consomme 25 000 fois plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire, est complètement inadaptée pour des régions qui risquent d’être de plus en plus frappées par des vagues de chaleur.

Pour faire entendre la voix des citoyens, des actions décentralisées ont lieu partout en France et en Europe le 12 décembre. On note en particulier la participation enthousiaste de l'Italie, dont les citoyens sont majoritairement opposés aux projets nucléaires de Berlusconi.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" coordonne actuellement la campagne internationale "Don’t nuke the climate !". Dans ce cadre, une délégation antinucléaire est présente à Copenhague pour essayer d'empêcher l'inclusion du nucléaire dans les mécanismes de réduction des émissions, et mener des actions sur place. Enfin, les antinucléaires seront présents et visibles dans la grande manifestation unitaire qui aura lieu le 12 décembre à Copenhague.



- Des informations précises concernant les actions du 12 décembre (en particulier heure et lieu des rassemblements) sont consultables sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=affichage-actions〈=fr

mardi 1 décembre 2009

Contre le nucléaire écologique!

"Sortir du nucléaire" demande aux eurodéputés d’Europe écologie de revenir sur leur vote en faveur d’une résolution favorable au nucléaire.

Seul José Bové n’a pas voté ce texte (ainsi qu’un autre eurodéputé, Pascal Canfin, qui était absent)

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d’Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d’une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l’énergie nucléaire. (Cf http://bit.ly/5PpHjX )

Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové n’a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone confèrera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."

Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés européens d’Europe écologie ont voté.

Mais les eurodéputés d’Europe écologie, à l’exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l’amendement favorable à l’énergie nucléaire sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.

Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d’animer la campagne internationale "Don’t nuke the climate" (http://www.dont-nuke-the-climate.org ) dont le point d’orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à Copenhague même.

Lien permanent vers ce communiqué :

http://www.sortirdunucleaire.org/ac...

mercredi 28 octobre 2009

Nous sommes tous des Bretons irradiables!

Oui, une pétition encore... Mais celle-là, elle pèse lourd sur la vie quotidienne des Bretons..., et la nôtre!

Nous, signataires de cette lettre, demandons à Madame la Présidente de la Commission d’enquête d’indiquer dans son rapport que l’autorisation de démantèlement de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis ne peut, conformément aux directives européennes en vigueur, être accordée en l’absence de débat public général sur les démantèlements d’installations nucléaires, sur les risques encourus lors de ces démantèlements et sur le devenir des déchets.



Vous avez été désignée, Madame, pour recueillir les remarques des citoyens sur le dossier de démantèlement immédiat de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis. Ce dossier important en volume voudrait nous démontrer que ce démantèlement peut être mené à bien jusqu’en 2025 quels qu’en soient les étapes et les « inconvénients ».

La justification du choix du démantèlement immédiat repose sur quatre éléments : sûreté, environnement, technique et développement durable mais EDF admet qu’il existe des « inconvénients » : déchets hautement dangereux non recyclables, nécessité d’utiliser une robotique coûteuse et doses collectives plus importantes prises par les travailleurs. Ces « inconvénients » -désignés comme tels dans le dossier- dépassent le simple cadre de la centrale nucléaire EL4 des Monts d’Arrée.

Nous ne pouvons accepter un tel projet qui :
- menace la santé des travailleurs et des personnes vivant autour du site pendant le démantèlement et pour les décennies à venir (contamination avérée de certaines zones, rejets de tritium et d’autres éléments par les cheminées qui se fixent dans les végétaux et animaux) ;
- produit des déchets radioactifs non recyclables : stockés sur place puis transportés vers des sites hypothétiques. Ils seront laissés aux générations futures ;
- oublie de mentionner les coûts exorbitants supportés par la collectivité ;
- ne donne aucune garantie sur la maîtrise complète de la filière jusqu’au stockage définitif des déchets les plus dangereux.

Que deviennent ces déchets en l’absence de :
- site de stockage de transition ICEDA/Bugey (envisagé mais non construit) ?
- site de stockage définitif ?

Nom & Prénom Adresse - Ville Signature










Pétition à l’initiative d’AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), de Bretagne
Vivante, de la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie), d’ERB (Eau et Rivières de Bretagne), de GMB (Groupe Mammalogique Breton), de SDNC (Sortir Du Nucléaire Cornouaille) et de VMA (Vivre dans les Monts d’Arrée).

Merci de diffuser et de retourner cette lettre-pétition avant le 25 novembre 2009 à Sortir du nucléaire Cornouaille - 53 impasse de l’Odet - 29000 Quimper - Tél. : 02 98 55 63 76

lundi 26 octobre 2009

"Je refuse le vaccin H1N1"



À méditer...

Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 parce qu’il n’existe à ce jour aucune pandémie de grippe. Au 20 septembre 2009 cette grippe n’avait fait que 3917 victimes dans le monde alors que la grippe tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes (source: Organisation Mondiale de la Santé).1
- Je refuse le plan de vaccination mondial piloté par l’OMS, avec la collaboration des Etats, dont la France, qui ont commandé au total plus de 4 milliards de doses de vaccins pour lutter contre un virus si peu
dangereux. La vaccination de masse a déjà débuté dans plusieurs Etats dont les USA et la Chine.2
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 parce que le virus actuellement en circulation n’est pas dangereux et si comme on nous l’annonce, il devait muter vers une forme plus grave, le vaccin réalisé pour la grippe A H1N1 ne serait plus efficace.
En effet, on nous explique souvent qu’un vaccin réalisé pour la grippe une année n’est plus efficace l’année suivante en raison des évolutions du virus.
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 parce que quarante années de vaccination anti grippale n’ontapporté aucune preuve convaincante de l’efficacité de ce type de vaccin.3
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car celui-ci a été développé dans la précipitation, sans aucun test ni recul quant à la fréquence et la dangerosité des effets secondaires.
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car celui-ci contient des adjuvants (squalène) et desconservateurs (mercure) qui sont de nature à entraîner des dommages irréparables chez les individus.4
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car il a été démontré que la dernière expérience de vaccination de masse de la population contre la grippe, aux USA, en 1976, contre une pandémie qui n’a jamais eu lieu du reste, a été réalisée sans fondement scientifique digne de ce nom, au mépris le plus total de la santé des individus, le tout accompagné de propagande mensongère. L’injection du vaccin à des millions d’américains avait alors entraîné la mort de nombreuses personnes et causé des dommages irréparables pour des milliers d’individus.5
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car je n’ai aucune confiance dans le discours des autorités sanitaires officielles, et à l’échelle mondiale, de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui n’ont tiré aucun enseignement de cette campagne menée aux USA en 1976, au point de renouveler l’expérience selon un scénario sur de nombreux points identique.
- Je refuse le vaccin contre la grippe H1N1 et suis solidaire des millions de personnes qui seront vaccinées dans notre pays et dans le monde en l’absence totale d’information sur le contenu exact du vaccin et lesrisques encourus. Tout comme aux USA en 1976, cette campagne est accompagnée d’une autre campagne de désinformation et de manipulation simpliste par la peur dans les médias de masse, tantôt inféodés au pouvoir politique, tantôt appartenant à des groupes puissants en interaction forte avec le pouvoir politique.
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car je n’ai aucune confiance dans l’indépendance et la neutralité de l’Organisation Mondiale de la Santé, financée par les banques privées (Rockfeller, Rotschild et Morgan) qui détiennent des parts majoritaires dans les plus grosses compagnies fabriquant les vaccins.6
- Je refuse le vaccin contre la grippe A H1N1 car je n’ai aucune confiance dans l’intégrité des nombreux scientifiques et des responsables politiques en conflits d’intérêt avec les compagnies pharmaceutiques. 7
Par ailleurs, comme il n’est pas rare en
France que les hauts fonctionnaires de l’Etat responsables d’un domaine aient parfois travaillé pour le compte de compagnies privées dans le même secteur d’activité, le CV officiel de Roselyne Bachelot ne mentionne pas son activité pendant 12 ans dans l’industrie pharmaceutique.8 et 9
- Je refuse souverainement le vaccin contre la grippe A H1N1, tout simplement parce que nul ne peut m’obliger à accepter un remède ou un traitement médical sans mon consentement libre et éclairé. Toute obligation de recevoir le vaccin, qu’elle émane de l’Etat et à fortiori de l’OMS, institution non démocratique, constituerait une violation des droits fondamentaux de l’individu.10
- Je refuse souverainement le vaccin contre la grippe A H1N1 et suis solidaire des personnels civils et militaires de la gendarmerie nationale, victimes d’un plan de vaccination obligatoire qui prévoit entre autre que « la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 sera inscrite au calendrier vaccinal des armées auquel sont tenus de se soumettre les personnels militaires de la gendarmerie ».11
- Je refuse souverainement le vaccin contre la grippe A H1N1 et dénonce l’organisation logistique sur tout le territoire français par le ministère de l’intérieur et les préfectures d’un plan de vaccination massif de la population « afin d’être en mesure de proposer, si cela s’avérait nécessaire, à l’ensemble de la population, une couverture vaccinale contre le nouveau virus ».12



1 http://www.who.int/csr/don/2009_09_25/en/index.html / http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/
2 En France, la campagne massive de vaccination a débuté le 20 octobre pour les personnels de santé et doit démarrer après les vacances de la
Toussaint pour l’ensemble de la population. La date du 5 novembre est avancée.
3 Grippe « porcine » : Vacciner ou pas – Dr Marc Girard - 4 octobre 2009 : http://www.rolandsimion.org/IMG/pdf/Vacciner_ou_pas.pdf
4 Reportage « Silence, on vaccine » : http://video.google.com/videoplay?docid=8503852033482537965#
5 Emission d’investigation « 60 minutes » diffusée par la chaîne CBS le 4 novembre 1979
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/08/26/la-grippe-a-ou-grippe-porcine-de-1976-epidemie-d-effets-seco.html
6 http://www.liberterre.fr/liberterres/meta-mafia/brugvin1.html
7 http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/05/alzheimer-nouvelle-fondation-de-cooperation-scientifique-mai.html
8 http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/24/roselyne-bachelot-a-passe-20-ans-au-service-de-l-industrie-p.html
9 http://www.gouvernement.fr/gouvernement/roselyne-bachelot-narquin?tab=biographie
10 http://www.onnouscachetout.com/themes/medecine/vaccins-obligatoires.php
11 Plan de vaccination des personnels civils et militaires de la gendarmerie nationale :
http://www.alterinfo.net/Vaccin-H1N1-obligatoire-Circulaire-du-Ministere-de-l-Interieur-pour-la-Gendarmerie_a37894.html
12 http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Circulaire_vaccination_090824.pdf

samedi 3 octobre 2009

Nicolas Hulot ira-t-il jusqu'à condamner le capitalisme?

Hervé Kempf, dans Le Monde, analyse les évolutions de la pensée et des déclarations de Nicolas Hulot, pris dans une contradiction : celle d'avoir, comme sponsors, des sociétés que son argumentation écologique met indirectement en cause. Voir Le Monde de ce jour!


Le film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, Le Syndrome du Titanic, sur les écrans le 7 octobre, dérangera. Ce documentaire écologiste ne montre presque pas de nature : rompant avec l'esthétique de carte postale habituelle en la matière, il se confronte à la dure réalité de la misère et de l'injustice. Il tente de dire, malaisément, que la dégradation vertigineuse de la biosphère est le résultat d'un ordre social devenu fou, et qui fait porter le poids de ses conséquences sur les faibles, les pauvres, les exploités.

Il répète que la clé de sortie de cette logique destructrice est dans la baisse de la consommation matérielle dans les pays riches. Gageons que ce discours, plus âpre que celui sur les "petits gestes pour la planète", recueillera un accueil mélangé. Et si Nicolas Hulot allait commencer à déranger ?

La force du personnage est de rester populaire en allant à la pointe de ce que la société française - ou plus exactement le système médiatique qui donne accès à celle-ci - accepte d'entendre à un moment donné.

Depuis une dizaine d'années, il a ainsi fortifié et peu à peu durci son discours : alarmant d'abord sur l'ampleur du désastre écologique, il a ensuite cherché à impliquer les citoyens, puis a porté la question sur le terrain politique. Il arrive maintenant à montrer que l'écologie est d'abord un enjeu social, et critique - mais en termes encore très généraux - le "libéralisme".

Dans le commentaire habillant les images, il dit : "Je suis perdu." Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : "Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu'il faille autant d'énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas."

C'est le problème de Nicolas Hulot, et donc notre problème : il croit que l'action politique est aujourd'hui inspirée par la recherche du bien commun. Mais il oublie la force des intérêts : l'intérêt individuel et l'intérêt de classe. Ce qu'Hulot appelle les élites, c'est aujourd'hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l'évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l'oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges. Elle ne s'intéresse au bien commun que pour autant que cela ne remet pas en cause sa position.

Quand on est gentil, il est difficile d'assimiler le fait que les autres ne sont pas tous gentils. Nicolas Hulot est au bord de le faire, et surtout d'en tirer les conséquences. Soit : ne plus parler vaguement du "libéralisme", mais porter le couteau dans la chair des égoïsmes de classe. Il peut le faire. Mais il sait qu'alors, tout soudain, nombre de médias et de puissances plus discrètes lui trouveraient beaucoup de défauts.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/03/nicolas-hulot-et-l-oligarchie-par-herve-kempf_1248846_3232.html