Actualité

Notre prochain débat citoyen aura lieu le samedi 09 Février à 17h00
Maison de la Challe à ERAGNY

Les circuits courts alimentaires
Les jardins partagés


lundi 8 février 2010

Le Pic Vert est sorti de son nid


Le pic-vert est l'oiseau de l'écologie.

Le Pic Vert est sorti de son nid, ou de son trou, car il niche au creux de l'arbre qu'il a creusé. Il est sorti pour se montrer, et s'est couché sur le papier. Il est entré dans certaines boîtes à lettres. Car il n'est pas un oiseau seulement. Il est un message qui, depuis 9 ans, vole au-dessus du bois d'Éragny. Car c'est sa neuvième sortie! Il aura 10 ans en 2011.

Le Pic Vert d'Éragny, modestement, s'est offert aux citoyens de la petite commune du Val d'Oise. Il s'est élevé contre ce qui rendrait son habitat invivable : la disparition des Bois des Chasse-marée et du Bois Méresse, pour cause de prolongement d'autoroute ou de grignotage immobilier.

Pour la première fois, le Pic Vert augmente le nombre de ses pages emplumées : elles passent de 4 à 6. C'est encore bien peu, mais le Pic Vert est pauvre et puis, il n'a pas besoin de s'étaler et ce qu'il chante suffit. Il crie, appelle, ricane, tambourine comme tous les pics verts... Et pour quoi dire?

Pour nous avertir, nous mettre en garde, nous appeler à agir pour protéger et son nid et le nôtre! Comme son tout petit complice, le colibri, il affirme qu'il faut une première goutte d'eau pour éteindre un incendie... Celui qui fait un tout petit peu fait des milliards de fois plus que celui qui ne fait rien!

Et le Pic Vert prétend que l'incendie approche, un feu qui n'est pas fait de flammes mais d'une chaleur insupportable : l'effet de serre. On ne calmera pas cette fournaise par des demi-mesures mais par la transformation du mode de vie qui a tant échauffé la planète.

On le dessine toujours, inséparable des bois où il vit

Voilà ce que, sous cent et une formes, explique le Pic Vert. Prenez le temps d'entendre, c'est-à-dire de comprendre, ce que nous lance le Pic Vert. Le temps est venu, au cours de notre histoire humaine, de nous sauver nous-mêmes ou de périr tous ensemble. Or le Pic Vert veut vivre! Et nous aussi. Suivez le des yeux car il est beau, et suivez le en actes car son message contient une espérance!

Nous, qui sommes ses amis, nommons ce que nous faisons, à l'appel du Pic Vert : l'écologie politique.

Lisez les infos du Pic Vert.


jeudi 21 janvier 2010

Le duel qui déstabilise le nucléaire français

Contrat perdu, chantiers en retard, centrales à l’arrêt: en France, l’atome civil traverse une crise, sur fond de rivalité entre deux patrons de choc, Anne Lauvergeon et Henri Proglio

"Les chamailleries qui déstabilisent la filière nucléaire française ont fini par atteindre le sommet de l’Etat. Le 20 janvier, le premier ministre François Fillon a convoqué les deux patrons du secteur, Henri Proglio d’EDF et Anne Lauvergeon d’Areva, engagés dans ce qui ressemble à une lutte à mort pour la domination de cette industrie stratégique.

Selon une source gouvernementale, la rencontre visait à «aplanir les différends» et à «dire qu’ils doivent s’entendre». Suggestion étrange, puisque EDF, qui exploite les 58 réacteurs nucléaires français, et Areva, qui les fabrique, appartiennent tous deux à l’Etat et dépendent largement l’un de l’autre. Mais, dans la pratique, l’attelage fonctionne mal.

Fin décembre, la France a perdu un important contrat nucléaire à Abu Dhabi, face aux Sud-Coréens. La faute d’EDF qui s’est impliquée trop tardivement, accuse Anne Lauvergeon. Celle d’Areva, dont le nouveau réacteur EPR est trop cher et dont la gamme est trop limitée, a répliqué Henri Proglio dans Le Monde: «Vous avez déjà vu un commerçant qui n’a qu’un seul produit en rayon?»

L’accrochage a pris un tour spectaculaire cette semaine, avec le refus d’Areva de continuer à retraiter les déchets radioactifs produits par les centrales EDF. Officiellement, cette suspension – levée hier après la réunion chez le premier ministre – est due à un conflit commercial, portant notamment sur le prix payé par EDF. Mais elle illustre aussi l’opposition personnelle entre ces deux fortes ­têtes que sont Henri Proglio et Anne Lauvergeon.

«Une situation pas merveilleuse»

Du côté d’Areva, on affirme que le nouveau directeur d’EDF, nommé en novembre par l’Etat, a lancé une «campagne» pour «faire tomber» la patronne du fabricant de réacteurs. «Il arrive en terrain conquis, en pensant qu’il a un fort soutien du politique, explique une source proche du groupe. Il est animé d’un sentiment d’impunité et de puissance.»

Fin avril, une commission nommée par l’Elysée doit rendre un rapport sur la restructuration du secteur nucléaire français. La cohabitation entre EDF et Areva est au cœur du problème. Or, la commission est présidée par un ancien directeur d’EDF, André Roussely. L’un de ses membres, Philippe Delmas, a travaillé comme consultant pour Henri Proglio lorsque ce dernier dirigeait Veolia. Autant dire que son rapport est attendu avec scepticisme par Areva.

Chez EDF, les détracteurs d’Anne Lauvergeon ont des arguments à faire valoir. Comment le secteur nucléaire peut-il fonctionner efficacement avec deux patrons placés, comme elle l’exige, sur un pied d’égalité? N’est-elle pas responsable des retards dans la construction des EPR en Finlande et à Flamanville, dans la Manche, dont la mise en service pourrait être repoussée de 2012 à 2014?

La présidente d’Areva rétorque que le chantier finlandais avance «très bien». Et tout retard à Flamanville, déclarait-elle l’an dernier, serait imputable à EDF, maître d’œuvre du projet. Elle dénonce aussi la faible disponibilité (moins de huit réacteurs sur dix fonctionnent) des centrales opérées par EDF en France: «Dix-sept réacteurs arrêtés, dont huit récemment, ça n’est pas possible!»

Où s’arrêtera l’escalade? Hier, une polémique a éclaté sur le salaire d’Henri Proglio à EDF – 1,6 million d’euros par an, 45% de plus que son prédécesseur, auxquels s’ajoutent 450 000 euros versés par son ancienne entreprise, Veolia, dont il préside toujours le conseil d’administration. Dans le monde politique, l’affaire fait scandale. Ce qui, espère-t-on chez Areva, pourrait freiner les ambitions d’Henri Proglio, au moins provisoirement.

dimanche 10 janvier 2010

Les éoliennes, c'est bon seulement outre-Manche?



Au Danemark 20% de l'électricité est éolienne (50% en 2020), l'énergie qui a le meilleur bilan environnemental et sanitaire de toutes les énergies. En Allemagne : 7%. En Espagne : 13%.
Afficher l'image en taille réelle
Pendant ce temps-là, en France, pays qui jouit de l'un des meilleurs gisements éoliens d'Europe, (voir la carte), où cette énergie verte représente moins de 0,5% (!) du mix électrique, les nucléocrates continuent, dans l'ombre, leur travail de sape du développement de l'énergie du vent...

Un programme britannique géant de fermes éoliennes est en cours :
Il s'agira de construire quelque 6400 nouvelles éoliennes de 5 mégawatts, capables d'alimenter la quasi-totalité des foyers dans dix ans. Le programme comprend neuf zones d'une capacité de 0,6 gigawatts, pour la plus petite, à neuf gigawatts, pour la plus grosse, réparties tout autour de la Grande-Bretagne, soit 32 GW au total, qui s'ajoutent aux 8 GW déjà en cours de développement ou en place dans le pays. Divers groupes étrangers, comme les allemands Eon et RWE, le norvégien Statoil, le portugais EDP, le suédois Vattenfall, l'espagnol Iberdrola (via sa filiale britannique Scottish Power), ou l'américain Fluor, ont été retenus pour la construction de ces fermes. Les britanniques Scottish and Southern Energy et Centrica sont également très représentées dans ces partenariats.

http://www.finemaree.com/news/images/2008/energie-eolienne.jpg

samedi 12 décembre 2009

Ni effet de serre, ni nucléaire!

Nous ne serons pas à Copenhague.
Mais nous sommes avec ceux qui ont pu y aller.
Nous voulons qu'on sache que les dirigeants français mentent!
On ne peut être contre le réchauffement climatique et pour le nucléaire.
Le communiqué de Sortir du nucléaire l'affirme ici.
Nous le reproduisons parce que nous l'approuvons.



Pendant la conférence de Copenhague, il faut rappeler que le nucléaire reste une terrible menace pour la planète.
- "Sortir du nucléaire" dénonce les manœuvres des dirigeants français qui prétendent que le nucléaire est "propre".

Lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui se tient du 7 au 18 décembre à Copenhague, les dirigeants de certains États, en particulier de la France, tentent de faire passer le nucléaire pour une énergie "propre", alors que c'est la plus dangereuse et l'une des plus polluantes qui soit. Qui plus est, le nucléaire constitue une forte entrave à la lutte contre le changement climatique :

- construire des centrales nucléaires nécessite des sommes considérables qui ne sont alors pas investies dans les solutions véritablement efficaces pour lutter contre l’effet de serre : pour un euro investi, l'efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu'à 11 fois plus performantes que le nucléaire.

- la filière nucléaire, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, génère elle aussi des émissions de gaz à effet de serre. En outre, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d’électricité, ce qui oblige à produire de l’énergie supplémentaire pour les besoins en chaleur (à l’inverse, produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'’un système énergétique nucléarisé).

- l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France soi-disant pour éviter la consommation de fuel et de charbon, a prouvé son absurdité : dès qu'il fait froid, la consommation électrique est telle que le parc nucléaire français (pourtant surdimensionné) est dépassé, et ce sont des centrales au charbon, fortement émettrices de CO2, qui alimentent les chauffages électriques.



- en réalité, c'est la filière nucléaire qui est menacée par les effets mêmes du changement climatique (sécheresses, tempêtes, inondations, montée du niveau de la mer). Ainsi, de nombreux réacteurs ont dû être arrêtés en 2003 du fait de la canicule. Le nucléaire, qui consomme 25 000 fois plus d’eau par kWh produit que les énergies éolienne et solaire, est complètement inadaptée pour des régions qui risquent d’être de plus en plus frappées par des vagues de chaleur.

Pour faire entendre la voix des citoyens, des actions décentralisées ont lieu partout en France et en Europe le 12 décembre. On note en particulier la participation enthousiaste de l'Italie, dont les citoyens sont majoritairement opposés aux projets nucléaires de Berlusconi.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" coordonne actuellement la campagne internationale "Don’t nuke the climate !". Dans ce cadre, une délégation antinucléaire est présente à Copenhague pour essayer d'empêcher l'inclusion du nucléaire dans les mécanismes de réduction des émissions, et mener des actions sur place. Enfin, les antinucléaires seront présents et visibles dans la grande manifestation unitaire qui aura lieu le 12 décembre à Copenhague.



- Des informations précises concernant les actions du 12 décembre (en particulier heure et lieu des rassemblements) sont consultables sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=affichage-actions〈=fr

mardi 1 décembre 2009

Contre le nucléaire écologique!

"Sortir du nucléaire" demande aux eurodéputés d’Europe écologie de revenir sur leur vote en faveur d’une résolution favorable au nucléaire.

Seul José Bové n’a pas voté ce texte (ainsi qu’un autre eurodéputé, Pascal Canfin, qui était absent)

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d’Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d’une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l’énergie nucléaire. (Cf http://bit.ly/5PpHjX )

Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové n’a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone confèrera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."

Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés européens d’Europe écologie ont voté.

Mais les eurodéputés d’Europe écologie, à l’exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l’amendement favorable à l’énergie nucléaire sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.

Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d’animer la campagne internationale "Don’t nuke the climate" (http://www.dont-nuke-the-climate.org ) dont le point d’orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à Copenhague même.

Lien permanent vers ce communiqué :

http://www.sortirdunucleaire.org/ac...