Le Blog de SESAME - Association écologiste et solidaire des amis d'Eragny-sur-Oise
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lundi 13 février 2012
dimanche 27 juin 2010
Le Pic Vert s'en est allé. Il reviendra...
Il refera son propre nid à Éragny un jour, n'en doutons pas.
Sur un seul appel de Sésame, qui l'a fait naître, il reviendra.
Dans la forêt des informations écologiques, il y a de la place.
Pour l'instant, le Pic Vert se pose auprès du Rebelle de l'environnement (1).
Il trouvera là de quoi vivre ; il ne mourra pas; il sera à l'abri.
(1) - http://lerebelleekolo.blogspot.com/
samedi 12 juin 2010
Pêchez mais ne mangez plus...
La consommation de poissons de la Seine et de l’Oise interdite.
(11/06/2010)
Par arrêté préfectoral daté du 11 juin, le préfet du Val d’Oise a interdit la consommation et la commercialisation de poissons pêchés dans la Seine, l’Oise et l’Esches. La préfecture justifie cette décision par la découverte de taux de contamination en dioxines et polychlorobiphényles de type dioxines (PCB-DL) supérieurs aux normes admises sur ces poissons. Une contamination dangereuse pour la santé humaine. La pratique de la pêche demeure cependant autorisée. L’arrêté d’interdiction restera en vigueur « jusqu’à ce qu’il soit établi par des analyses complémentaires favorables que ces mesures ne s’avèrent plus utiles à la maîtrise du risque pour la santé publique. »
http://www.vonews.fr/article_10190 ©vonews - Jun 2010
dimanche 16 mai 2010
Le papillon, la grenouille, le nénuphar et le colibri.
Il est imprévisible qu'un battement d'aile de papillon ait, ou n'ait pas, un effet météorologique. La complexité du réel n'autorise ni le catastrophisme ni le doute sur la possibilité qu'un événement infime déclenche un bouleversement majeur. Les calculs mathématiques les plus sophistiqués, avec l'aide des ordinateurs les plus puissants, ne permettent aucune prévision sûre. C'est ce qu'explique, en 1972, le météorologue Edward Lorenz au cours d'une conférence intitulée ( à son insu !) : « Predictability: Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas? », qui se traduit en français par : « Prédictibilité : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ».
Et Lorenz d'expliquer que si un seul battement d'ailes d'un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d'une tornade, alors, il en va ainsi également de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d'autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d'innombrables créatures plus puissantes, en particulier de notre propre espèce. En outre, si le battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l'empêcher.
Ne reste de la métaphore (hormis les très nombreux films et ouvrages exploitant ce thème) qu'une évidence troublante : le moindre de nos gestes peut avoir des conséquences insoupçonnables. La responsabilité humaine est faite de myriades de décisions qui s'enchaînent et dont nous ne pouvons connaître la portée et tous les effets, nuls, faibles ou, en une circonstance rarissime,... immenses !
Le nénuphar qui étouffe toute vie sur l'étang où il se développe.
L'histoire est connue : dans un étang, un nénuphar double de surface tous les jours. S'il recouvre et étouffe l'étang en trente jours, combien de jours met-il à recouvrir la moitié de l'étang ?
Si le modèle du nénuphar peut nous éclairer, parce qu'il explique ce qu'est un mode de croissance exponentielle. Qu'est-ce à dire ? La courbe de la croissance du nénuphar est caractéristique de toute croissance exponentielle : pendant longtemps, cette courbe se traîne au ras de zéro. En effet, le nénuphar a beau doubler chaque jour, cela ne se voit pas, car ce doublement porte sur des valeurs tellement faibles qu'elles restent invisibles à l'œil nu (au vingtième jour, par exemple, il ne recouvre qu'à peine un millième de l'étang). Ce n'est que lorsque les valeurs ont fini par grandir suffisamment pour se montrer un peu, vers le 25ème jour que tout explose, et que la courbe commence à grimper de manière de plus en plus vertigineuse.
Pour toute croissance exponentielle, la courbe se comporte ainsi : après une période de latence plus ou moins longue selon la valeur de départ et le taux d'accroissement, on assiste à cette explosion. La difficulté d'une prise de conscience claire des limites physiques de la planète tient à ce caractère de la croissance exponentielle, à ce long temps de latence où rien ne se montre, comme pendant l'incubation d'une maladie. Si le nénuphar étouffe l'étang en trente jours, le 29éme jour, il ne recouvre que la moitié ; la veille, le quart... ; le 25éme jour, 1/32éme, c'est-à-dire 3,125% seulement. Oui, à cinq jours de l'échéance, il n'y a que 3% de contaminé, presque rien. Que nous soyons le 25 ou le 27, il est donc facile de voir que la coupe est loin d'être pleine. Pourtant, alors qu'on ne voit pas clairement le danger, il ne reste au mieux que trois ou quatre jours pour réagir.
La grenouille qui ne saute pas de la casserole dont on chauffe l'eau peu à peu !
C'est une histoire; ce n'est pas une expérience ! Le propos est douteux; ce n'est qu'une fable ! On entend souvent cette métaphore de la grenouille, comme dans le film Une Vérité Qui Dérange d’Al Gore qui y déclare : "Une grenouille plongée dans une casserole d’eau bouillante réagit et parvient à s’échapper, alors qu’immergée dans de l’eau tiède, elle se laisse endormir et meurt à petit feu. Il faut sauver la grenouille. Que faut-il à l’humanité pour commencer à réagir ?" Cette petite histoire veut simplement montrer que, lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite, la plupart du temps, pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.
La part du colibri
Un jour, dit la légende, il y eu un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? - Je sais, répond le colibri, mais je fais ma part." (Légende amérindienne. D’après Pierre Rabhi).
Ce qu'il y a de commun à ces quatre paraboles écologiques, c'est que ce que nous faisons pèse, peu ou beaucoup et qu'il n'est pas nécessaire d'attendre d'en être sûr pour agir. Plus encore : la non-action est une action négative, et subir, en se laissant conditionner, manipuler, paralyser conduit -on ne sait quand, mais sûrement- au pire des drames.
lundi 10 mai 2010
Le Loriot d'Europe est un oiseau africain
Le printemps bascule : les loriots sont arrivés pour une visite de 4 mois.
Ils ouvrent, en Europe, le temps de la chaleur.
Ils quittent l'Afrique orientale pour se nourrir abondamment
dans une Europe en pleine production de fruits et d'insectes. (Attention les cerises !).
Les femelles arrivent plus tard pour faire le nid.
Chaque couple aura 3 ou 4 oisillons.
Leur espérance de vie est de 8 ans.
C'est lui qui chante.
Son chant sonore et flûté ("di-del-io") est imité par l'étourneau !
En colère, il crie et son chant devient un... miaulement !