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mardi 4 août 2009

Abandonnons nos privilèges climatiques!

http://bordeaux33.blogsudouest.com/files/2008/10/apres-4-aout-1789.jpg

En appeler au Président de la République française serait risible s'il y avait moyen de faire autrement! Nicolas Sarkozy n'est pas crédible pour effectuer les changements politiques qu'exige l'urgence de la situation. Il sera pourtant, à Copenhague, celui qui représentera la France! Alors, l'appel qui suit compte plus par l'impact qu'il aura auprès des citoyens que par la conversion espérée du Chef de l'État. Après tout, en 1789, l'abolition des privilèges, en dépit du Roi de France, avec ou sans lui, s'est faite avec le concours des grands privilégiés, "inspirés" par la Grande Peur paysanne. L'abolition des immenses privilèges actuels ne viendra que de la "sagesse", de l'écophilosophie de tous ceux qui, au cours de ce siècle encore, craignent autant pour leurs intérêts que pour leur vie et celle de leurs successeurs.

Le 4 août 2009

ultimatum climatique

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroître. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France. Pascal Husting, Greenpeace France. François Danel, Action contre la Faim. Olivier Braunsteffer, Care France. Souhayr Belhassen, FIDH. Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot. Anne Bringault, Les amis de la terre. Michel Bruguière, Médecins du Monde. Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici. Sandrine Mathy, Réseau Action Climat. Michel Roy, Secours Catholique.

www.copenhague-2009.com/appel

mardi 7 juillet 2009

Une taxe carbone est inévitable, mais laquelle?

La suggestion de Jean-Louis Borloo sur une taxe carbone redistribuée aux citoyens et aux entreprises, était déjà sur le bureau de Barack Obama. James Hansen la soutient.







Taxe carbone sur les produits polluants, ou bien système de droits à émettre pour les entreprises, ou les deux. Et quoi faire des revenus provenant de ces augmentations du prix de l'énergie. Le débat est lancé.

James Hansen se prononce pour une taxe redistribuée à 100% aux citoyens. Et il essaie d'en persuader Barack Obama. Il y a plus de vingt ans, Hansen, pratiquement seul de toute la communauté scientifique, avait dit être sûr "à 99%" que la terre était entrée dans une période de rechauffement provoquée par l'activité humaine.

Voici, traduit par l'association Sauvons le Climat un résumé du texte de son intervention le 25 février devant la puissante Commission des Voies et Moyens du Congrès américain.

James Hansen est Directeur du NASA Goddard Institute for Space Studies et Professeur Associé à l’Université Columbia de New York.

Notre planète est en péril. Le Président le reconnaît. La situation est claire. Les preuves, issues de l'histoire de la Terre et des changements climatiques actuels, démontrent que le niveau de dangerosité de dioxyde de carbone est beaucoup plus bas qu’on ne le croyait. Le niveau de sécurité n’est pas supérieur à 350 parties par million, probablement moins, alors que nous venons de dépasser 385 ppm.

(…)Nous ne pouvons pas brûler tout le charbon disponible, et encore moins les combustibles fossiles non conventionnels, tels que le pétrole issu des schistes, à moins que les produits de combustion soient capturés et éliminés ; ce qui n’est pas réalisable.

L'administration Obama a pris des mesures qui devraient conduire à l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules, à la diminution de leur nombre et et à la réduction de l'utilisation du charbon. Ces actions sont nécessaires et importantes. Mais elles ne seront efficaces que si nous nous attaquons aux racines du problème.
La cause profonde est notre incapacité à rendre l'énergie fossile, polluante, plus chère que les énergies propres. Les émissions de carbone doivent avoir un prix, et il doit augmenter. Il y a deux façons d'atteindre ce prix :

Le premier est une Taxe carbone avec redistribution à 100%. Il s’agit d’une taxe sur les émissions de carbone, capable d’influer sur les décisions d’achat, et d’une restitution aux citoyens de cette taxe, sur une base égale par personne.
Par exemple, une taxe sur le carbone qui augmente de 40% le prix de l’essence. Ce qui correspondrait à un prix du carbone d'environ 115 $ par tonne de CO2. Ce taux d'imposition rapporterait 670 milliards de dollars par an. Ce prélèvement serait restitué à 100% au public. Chaque citoyen et résident légal recevrait sur son compte bancaire 3000 $ par an, soit 250 $ par mois. Plus une demi-part pour chaque enfant jusqu'à un maximum de deux enfants par famille. Ainsi, un taux d'impôt de 115 $ par tonne conduirait à un dividende de 9.000 $ par année pour une famille avec deux enfants, soit 750 $ par mois.

Une famille émettant moins que la moyenne recevrait un dividende supérieur à la taxe carbone additionnelle. Cet impôt est fortement incitateur à remplacer des infrastructures inefficaces. Il stimulerait l'économie et l’innovation.

Le taux de la taxe devra probablement augmenter dans le temps, mais si le pétrole augmente à nouveau, cette augmentation restera aux États-Unis, sous forme de dividendes. Nos véhicules n’auront pas besoin d'autant de carburant. Nous serons bien sur la voie de l'indépendance énergétique.

Le deuxième système est de type "Tax & Trade", présenté au public sous le nom de "Cap & Trade".

Ce système, qui est celui en vigueur en Europe, consiste à fixer une limite (“cap”) aux quantités de carbone qui peuvent être émises. Les entreprises industrielles disposent de droits à emettre inférieurs à la limite. Celles qui doivent, pour leur activité, émettre davantage peuvent acheter des droits laissés disponibles par ceux qui émettent moins, via un système de vente/achat ("trade") , une bourse par exemple (ndlr).

Un plafonnement augmente le prix de l'énergie, comme le fait une taxe. Il est faux et malhonnête de tenter de cacher que le plafonnement est une taxe.
Autres caractéristiques du plafonnement :
(1) la volatilité des prix est imprévisible,
(2) le plafonnement fait des millionnaires à Wall Street et dans les bourses d’échange, aux frais du public,
(3) c’est une invitation au chantage par les producteurs d’électricité, qui menaceront de risques de pannes pour obtenir une augmentation des permis d'émissions
(4) c’est un mécanisme complexe aux frais de gestion élevés, pain béni pour les groupes de pression et prétexte à retarder la mise en œuvre.

Le plus gros problème avec une approche «Cap & Trade», c'est qu'elle ne résoudra pas le problème. Les citoyens réaliseront bientôt qu'il s'agit d'une taxe. Et parce qu'il n'y a pas de retour financier vers eux, ils la rejetteront avant que le plafonnement soit suffisant pour transformer le système énergétique. Un mécanisme de plafonnement ne permettra pas de revenir à 350 ppm de CO2.
Nous avons besoin d'une taxe Carbone avec redistribution à 100% pour transformer notre système énergétique et sortir de l’ère des combustibles fossiles.
Pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants, nous ne pouvons pas laisser des intérêts particuliers gagner cette bataille.

Lire le texte complet en anglais
Le site de Sauvons le Climat

vendredi 12 juin 2009

Des fossiles aux renouvelables

C'est fait. Les élections européennes sont passées par là. La "tendance" comme on dit bêtement, passe au vert! Au-delà même des résultats qui satisfont les écologistes puisque, même à 6% (des inscrits), ils font, avec 14 élus en France, plus que doubler le nombre de leurs députés, nous voici "tous écolos" comme titrait le journal La Croix daté du 10 juin. Enfin...

Car, même si de futures élections ne devaient pas permettre de maintenir ce taux du vote à plus de 16% (des exprimés), pour les Verts et leurs alliés, il est devenu impossible de tenir pour négligeables et méprisables les pré-occupations écologiques et donc politiques. Désormais, tout calcul économique devra, au pire, intégrer ce paramètre écologique ou, au mieux, se confondre avec lui. Ce qui était recherché, depuis des décennies survient : notre connaissance du monde nous oblige à repenser les relations entre les hommes, et notre espèce va trouver toute sa place au sein de la nature, alors que nous nous pensions à l'extérieur, en nous croyant, avec Descartes, devenus "comme maîtres et possesseurs de la nature"!


René Descartes (1596-1650)

Les habiles sautent sur l'occasion et déjà Nicolas Sarkozy renonce au tout nucléaire (si, si, il a dit ça!) tandis que les socialistes ne voient plus que par la social-écologie... La réalité est toute autre, bien entendu. Les libéraux veulent bien badigeonner le capitalisme en vert pourvu qu'on ne touche pas à son objet central : le profit. Martine Aubry veut bien que l'écologie s'associe au socialisme à condition qu'on ne touche pas au dogme de la croissance et sa politique de relance!

Passer des fossiles aux renouvelables s'entend de deux manières : transformer les énergies et changer les dirigeants politiques.

L'énergie nucléaire comme l'énergie pétrolière ou l'énergie du charbon dépendent de produits fossiles dont nous allons manquer ou qui vont devenir trop cher à extraire; les énergies renouvelables, solaire, éolienne, géothermique, marémotrice, biomasse ne s'épuiseront pas et elles vont dominer nos économies. N'en déplaise au Président de notre République, on ne conduira pas une politique des énergies nucléaire et renouvelables ensemble.

http://prgyonne.blog.lemonde.fr/files/2006/12/nucleaire.jpg

Les fossiles politiques ne sont pas les élus les plus âgés, ce sont ceux dont la pensée a vieilli et se trouve dépassée. Les cumulards (en sièges et dans le temps) sont au nombre de ces fossiles. Les mandats politiques aussi sont renouvelables et il ne s'agit pas de remplacer des cumulards par d'autres cumulards, mais de faire passer les responsabilités vers d'autres acteurs qui, eux-mêmes prépareront, à temps, espérons-le, leur succession! Les tâches politiques, assumées, sont bien trop lourdes pour qu'on les superpose ou qu'on les assume pendant trois, voire quatre mandats ou plus!



La double leçon des européennes est là : il faut abandonner, progressivement, les énergies fossiles et faire apparaître les énergies renouvelables, les énergies qui font l'économie tout comme les énergies qui font la politique. L'écologie véritable nous amène à ne plus nous contenter de ce qui est tiré de la terre, des fosses, mais à nous tourner vers ce qui se partage d'autant mieux que c'est inépuisable. L'écologie véritable nous conduit à abandonner les partis fossiles qui enfouissent les énergies citoyennes au lieu de les déployer sous la lumière et au grand air.

Reste à méditer sur l'immensité du gisement humain inexploité et que l'abstention politique, historique, a révélé. Les Européens sont sans doute disposés à s'intéresser à la politique, mais s'ils pèsent sur les décisions à prendre au quotidien. Les fossiles ont confisqué la politique et brisé l'élan démocratique. Ils vont devoir tirer les conséquences de cette erreur irréparable. Aux renouvelables, à ceux qui ne s'accrochent pas à leur siège comme à leur raison de vivre, de passer à l'action.

Oui, passer à l'action, c'est-à-dire : passer, en tous domaines, des fossiles aux renouvelables!


mardi 2 juin 2009

Les machines à voter partout écartées...



Pas de ça chez nous! Et surtout pas les machines NADAP les plus utilisées et les plus critiquées!

Villes abandonnant les ordinateurs de vote :

- Aulnay-sous-Bois : vote en conseil municipal

- Cesson : Le maire, Jean-Marc Brûlé (Verts), élu en mars 2008, abandonne ainsi l’une des mesures de son prédécesseur, Christian Didion (UMP).

« Les machines à voter électroniques mobilisent moins les habitants qu’un scrutin classique. On risque de voir la population se désapproprier le fonctionnement démocratique de la ville », justifie Jean-Marc Brûlé. L’élu préfère solliciter la population pour tenir les bureaux de vote, préparer les bulletins, procéder au dépouillement… « Une bonne façon de responsabiliser les gens et d’éveiller leur conscience citoyenne. La démocratie n’est pas un acquis. Elle doit être entretenue. »

- Chaville : En raison du grand nombre de listes candidates, le scrutin par urnes électroniques n’est pas praticable. Il s’effectuera par bulletins papier et urnes traditionnelles

- Colombes : abandon du vote, engagement électoral

Colombes dans le 92, qui a changé de majorité municipale en 2008, a annoncé le retour au vote papier. Dans le journal municipal, l’information "discrète" est en bas à droite de la page 14 . Il est rappelé que conformément aux engagements municipaux, le vote papier sera de retour dès mars prochain pour des élections partielles.

- Courdimanche : Par principe de précaution

Après avoir expérimenté les machines à voter lors des deux derniers scrutins, Courdimanche revient au mode de vote traditionnel pour les élections européennes du 7 juin, ce qui « permet le recomptage des voix et le contrôle citoyen » précise la mairie. Courdimanche revient au vote « papier » pour les Européennes dans vonews

"Le contrôle citoyen est fondamental dans notre démocratie" explique le Maire, Elvira Jaouën. "Nous devons le respect aux électeurs, et celui-ci passe par un mode de scrutin absolument transparent. Dans ce domaine comme dans d’autres, il convient d’appliquer le principe de précaution."

- Lorient Abandon par l’impossibilité d’afficher les listes complètes

C’est cette impossibilité probable d’un accord de toute les listes qui amène Lorient à renoncer au vote électronique comme le rapporte Le Télégramme

Certaines communes bretonnes, comme Lorient, ont déjà renoncé à utiliser le vote électronique. Il leur semble totalement impossible d’afficher à proximité de la machine à voter toutes les listes lors du scrutin des Européennes du dimanche 7juin prochain."

- Voreppe : vote en conseil municipal

par déliberation du 27 Avril2009 , la commune de Voreppe (Isere) a abandonné les ordinateurs de vote] (pages 3 et 4)

- Wissous : machines à vendre !

. La nouvelle mairie de Wissous (PS) a décidé de vendre tout ce qui ne sert plus et peut rapporter un peu d’argent dont les 5 machines à voter de la commune.

http://www.ethique-citoyenne.org/index.html

http://www.brest-ouvert.net/article6105.html

lundi 1 juin 2009

RMI, RSA, RMG

Le RMI (Revenu Minimum d'Insertion) visait à la fois à donner un revenu minimum et à aider à s'insérer, ou se réinsérer, dans le tissu social. On pouvait, si l'on trouvait un emploi faiblement rémunéré, moins gagner à travailler qu'à se contenter du RMI.



Le RSA (Revenu de Solidarité Active) veut corriger cette anomalie et permettre de cumuler le RMI et une faible rémunération tant que n'est pas franchi le seuil de pauvreté.



Le RMG (Revenu Minimum garanti) n'existe pas encore. Accordé à tous (y compris aux moins de 25 ans, ce qui n'est le cas ni du RMI, ni du RSA), il ne lierait pas le revenu à l'emploi mais serait un véritable "revenu minimum de soldarité active" : tout être humain ayant droit à recevoir une part de la richesse commune afin de, tout simplement, vivre.

Le RSA, nous dit-on, permettra à 700 000 personnes de passer au-dessus du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, environ 7,9 millions de personnes vivent en-dessous de ce seuil. Ce qui n'est pas dit, c'est que les plus pauvres des pauvres, ceux que nul n'emploie, ne verront aucun changement s'opérer en passant du RMI au RSA.

Ce qui n'est pas dit, c'est que l'aggravation dramatique du chômage engloutira les apports du RSA. Car le RSA, conçu en 2005, et défendu en période dite de croissance avec un chômage alors en baisse, va être mis en place en pleine crise de l'emploi. Selon un rapport sur son expérimentation, le RSA permet de trouver un emploi plus facilement mais les taux restent faibles: 3,1% pour les Rmistes en moyenne contre 3,38% avec le RSA expérimental. Et d'après les auteurs, la crise a encore aggravé la situation des titulaires de minima sociaux.

Pour ses détracteurs, comme le Collectif Droits nouveaux, le RSA est "une trappe à précarité".

Nicole Maestracci de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) craint "le développement des emplois à temps partiel" et "un effet d'aubaine pour les entreprises".

Si le Secours catholique "réaffirme son adhésion aux objectifs" du dispositif, "il s'inquiète cependant des difficultés prévisibles pour sa mise en oeuvre, liées à la fois à l'impact de la crise économique, mais également à l'insuffisance de moyens humains et financiers prévus par le gouvernement".

Déjà débordés, les caisses d'allocations familiales et Pôle emploi vont être mis à contribution pour le RSA.

http://www.fnars.org/

http://www.secours-catholique.asso.fr/actualitefrance_1808.htm

http://www.pourdesdroitsnouveaux.org/